Réforme des retraites : "Les Français considèrent les retraites comme un des derniers bastions à défendre", selon l'historienne Danielle Tartakowsky

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A l'origine du mouvement de grève débuté jeudi 5 décembre, le "système universel" de retraite censé remplacer à partir de 2025 les 42 régimes de retraites existants (général, des fonctionnaires, privés, spéciaux, autonomes, complémentaires).

Alors que la mobilisation contre la réforme des retraites se poursuit depuis jeudi et promet un week-end de fortes perturbations dans les transports public notamment, avant une nouvelle épreuve de force mardi et la présentation de la réforme mercredi, l'historienne spécialiste des mouvements sociaux Danielle Tartakowsky a estimé samedi 7 décembre sur franceinfo que le gouvernement n'a pas "perçu" que les Français allaient considérer les retraites "comme quelque chose de globalisant, d'unifiant", un des "derniers bastions qu'il s'agit de défendre".

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"C'est vrai que depuis une bonne trentaine d'années, nous voyons notre État social se détricoter avec une vitesse accélérée et que les retraites, parce que c'est le point d'aboutissement d'une vie, d'une carrière, parce qu'elles sont une des grandes conquêtes de la libération, ont été un élément qui mobilisait entre tous, depuis que des atteintes lui sont portées", analyse-t-elle.

Selon l'historienne, même si les contours précis de cette réforme ne seront pas dévoilés avant mercredi, "il y a quand même le basculement vers un régime à points qui est une remise en cause fondamentale des logiques qui ont fondé notre État social et la Sécurité sociale et le système des retraites". Ce changement constitue "une remise en cause fondamentale des formes de la solidarité telle qu'elle s'est construite au lendemain de la guerre".

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