Projet de référendum : "une forme malhonnête d'approbation de la politique d'Emmanuel Macron", pour Marine Le Pen

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La présidente du Rassemblement national, invitée du "8h30 Fauvelle-Dély", mercredi 6 février, estime que le projet de référendum à l'issue du grand débat national est "une manœuvre". 

"Je suis un très grand défenseur de ce référendum, mais je ne veux pas que ce référendum soit en réalité une manœuvre", a réagit ce mercredi Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national (ex-Front national), au micro de franceinfo. "Je suis attachée à nos institutions et elles ne peuvent pas servir à gagner du temps ou à tenter de mettre en œuvre une forme malhonnête d'approbation de la politique d'Emmanuel Macron", a-t-elle ajouté.

Selon la députée du Pas-de-Calais, ce référendum était dans les tuyaux avant le grand débat national : "Je suis d'accord avec l'idée du référendum, mais qu'on ne nous dise pas que c'est la conséquence du grand débat. Ce référendum a été envisagé dès avant même la mise en œuvre de ce grand débat et on connaît quasiment déjà les questions qui vont être posées", a-t-elle affirmé. "Il y a aura une question sur le nombre de parlementaires, il y aura une question sur une part de proportionnelle", a-t-elle pronostiqué. 

"Une loi anti-'gilets jaunes'"

Ce mardi, l'Assemblée nationale a adopté la proposition de loi dite "anti-casseurs". Mais pour l'élue du Pas-de-Calais, qui a voté contre, "ce n'est pas une loi anti-casseurs", mais "une loi anti-'gilets jaunes'", dénonçant un texte qui "attente à nos grandes libertés individuelles", a-t-elle affirmé.

Un projet de loi en outre inutile, selon Marine Le Pen, car les dispositifs existent déjà. Les policiers "se sont surtout plaint que l'ensemble des textes législatifs qui existent déjà et qui permettent de lutter contre les casseurs en réalité ne soient jamais quasiment utilisés", a-t-elle dit.

"Ravie" que le mariage Alstom-Siemens échoue

"Je suis ravie que le mariage n'ait pas lieu. Ce n'était d'ailleurs pas un mariage, objectivement, c'était un don que nous faisions à Siemens de Alstom, qui est une très grande industrie", a réagi Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, après la confirmation par Bruno Le Maire, que le rapprochement des deux géants du rail européen n'aurait pas lieu. "Je pose la question : pourquoi nos dirigeants passent leur vie à brader les champions industriels français ?", s'est indignée la présidente du Rassemblement national. 

Les difficultés du RN a emprunter

Le Rassemblement national a toujours "du mal" à emprunter aux banques révèle sur franceinfo Marine Le Pen. Selon la présidente du Rassemblement national, "toutes" les banques refusent de financer la campagne de son parti. "On interdit les banques étrangères, on interdit d'emprunter auprès des Français, et les banques européennes ne veulent pas vous prêter, comment fait-on ?" s'alarme la députée. Aussi, comme pour la campagne présidentielle en 2017, le RN pourrait faire appel au micro-parti de Jean-Marie Le Pen pour financer la campagne des européennes. "En réalité c'est l'argent des électeurs du Front national, qu'ils confient à cette structure précisément pour financer les campagnes", justifie Marine Le Pen.

Retrouvez l'intégralité de l'émission "8h30 Fauvelle-Dély" du 6 février 2019 :

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