Mesures contre le Covid-19, télé-dépendance... le "8h30 franceinfo" spécial Ligue des champions

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Michaël Ciani, ancien international français, le docteur Emmanuel Orhant, directeur médical de la Fédération française de football et Vincent Chaudel, fondateur de l'Observatoire du sport business étaient les invités du "8h30 franceinfo", mercredi 12 août 2020.

Michaël Ciani, ancien international français, le docteur Emmanuel Orhant, directeur médical de la Fédération française de football et Vincent Chaudel, fondateur de l'Observatoire du sport business étaient les invités du "8h30 franceinfo", mercredi 12 août 2020 à l'occasion du quart de finale de Ligue des champions qui oppose de Paris Saint-Germain à l'Atalanta Bergame, à Lisbonne. Mesures contre le Covid-19, télé-dépendance... Ils répondent aux questions de Julien Langlet et Neila Latrous. 

Lutte contre le coronavirus : la vie privée des joueurs en question 

La gestion des mesures sanitaires au sein des clubs est "parfaite" selon Emmanuel Orhant. "Tout a été repensé depuis mars, avec différents niveaux de protocoles sanitaires validés par le gouvernement", développe le médecin. Les joueurs de football professionnels sont "beaucoup plus" surveillés que les citoyens lambda. "Quand ils arrivent à l'entraînement, c'est beaucoup plus strict qu'en entreprise. Les vestiaires ne sont pas autorisés, ils arrivent en tenue et ils repartent en tenue", explique-t-il. 

En revanche, si en club "tout est fait pour qu'ils ne puissent pas être en contact avec le coronavirus""sur tout ce qu'on ne gère pas, dans l'extérieur, la vie privée de chaque joueur, c'est un vrai trou dans la raquette" reconnaît le directeur médical de la Fédération française de football. 

 "Les sports qui ont repris sont des sports télé-dépendants"

"Quand vous vendez très cher vos droits télés, qui n'ont pas besoin de spectateurs, que vous avez des annonceurs qui paient pour être vus à la télé, vous vous dites qu'on va trouver une solution", explique Vincent Chaudel, économiste du sport et fondateur de l'Observatoire du Sport Business. "On voit bien que tous les sports qui ont repris sont des sports télé-dépendants, comme la NBA, la Premier League, la Série A", souligne-t-il. "Ils ont des droits télés très importants. Si on rajoute le sponsoring, ça représente les trois quarts de leur chiffre d'affaires."

"On ne peut pas dire que le sport peut se passer de spectateurs, mais il s'en passe temporairement", continue l'économiste du sport. "En revanche, le public dans le stade et les fans en dehors, c'est ce qui fait la valeur des clubs et des compétitions, donc c'est déterminant." Vincent Chaudel souhaite donc que la jauge maximale de spectateurs soit plus flexible, alors que le Premier ministre a annoncé mardi 11 août que les rassemblements de plus de 5 000 personnes seraient encore interdits jusqu'au 30 octobre. "Dans un stade comme le Stade de France, on a quand même de la place. On devrait pouvoir adapter cette jauge à la capacité d'accueil du stade. Le vrai sujet, c'est les flux", dit-il.

Cependant, souligne l'économiste du sport, ce sont les sports en salle qui vont le plus souffrir. "Pour eux, c'est un enjeu quasi vital", explique Vincent Chaudel. "C'est la double peine pour ces sports-là. Ils n'ont pas le soutien des médias en termes de droits télés, et derrière ils n'ont pas d'alternative si on leur coupe leur public."

Retrouvez l'intégralité du "8h30 franceinfo" du mercredi 12 août 2020 :

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