Lutte contre le chômage : "une des réformes clés, c’est la formation", estime le gouverneur de la Banque de France

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François Villeroy de Galhau a jugé que la baisse du chômage se heurte aujourd'hui aux difficultés des entreprises à recruter. 

"Le premier limitateur de vitesse aujourd’hui de l’économie française, ce sont les difficultés de recrutement des entreprises", a déclaré le gouverneur de la Banque de France, jeudi 8 novembre, sur franceinfo. François Villeroy de Galhau a estimé que pour lutter contre le chômage, "il n'y a pas de réforme plus importante" que celle de la formation.

"Une des réformes clés probablement, c’est tout ce qui touche à la formation. (…) Nous avons plus de deux millions de chômeurs et nous ne pouvons pas aller plus vite parce que les entreprises ont du mal à recruter", a-t-il expliqué. En face de celles-ci, des entreprises "ont des jeunes et des salariés adultes qui sont tout à fait disponibles, mais qui n'ont pas toujours les compétences", a assuré le responsable de la Banque de France. "Même quand le vent est porteur, nous avons beaucoup de mal à faire descendre le chômage en dessous des 8 et 9%. Il faut un meilleur appareil de formation", a-t-il insisté, prévenant que "les réformes prennent au moins deux à trois ans pour produire des effets"

À propos des États-Unis, qui affichent un taux de chômage enviable à 3,7%, le gouverneur de la Banque de France a appelé à la prudence"Est-ce que certaines des composantes du dynamisme américain ne sont pas temporaires et même un peu dangereuses sur la durée ?", s'est-il interrogé. 

Par ailleurs, interrogé sur le pouvoir d’achat des Français, François Villeroy de Galhau, a assuré qu'"en moyenne, il devrait augmenter à peu près de 1%" en 2018. 

"Si on regarde l'évolution des revenus moins l'évolution de l'inflation, nous estimons que cette année le pouvoir d’achat des Français en moyenne devrait augmenter à peu près de 1% et d’au moins 1% les années suivantes", a-t-il affirmé. "Le prix de l’essence joue un rôle" sur l'inflation actuellement  2,5%"a-t-il précisé, ajoutant qu'elle "va redescendre vers cet objectif de moyen terme qui est à un peu moins de 2%". François Villeroy de Galhau a aussi fait remarquer qu'une baisse du prix de l'essence est amorcée "depuis la mi-octobre".

Enfin, François Villeroy de Galhau a appelé l'Europe "à bâtir la souveraineté économique" pour renforcer sa puissance, la souveraineté monétaire avec l'euro étant acquise, avec de bons résultats. "L'Europe est entre les États-Unis et la Chine, nous n'aurons de souveraineté de puissance que si nous nous réunissons", a-t-il expliqué. Pour coordonner il faut être plusieurs, il faut notamment que nos voisins italiens et allemands s'occupent un tout petit peu moins de leurs problèmes domestiques (...) et qu'ils passent du temps à la maison commune européenne."

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