Les Républicains : "On est chez les fous", estime Gérald Darmanin

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Le ministre de l'Action et des Comptes publics, invité du "8h30 Cadet-Dély", jeudi 6 juin, réagit au départ de Valérie Pécresse du parti Les Républicains. 

"On est chez les fous", a estimé Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, invité du "8h30 Cadet-Dély", jeudi 6 juin, à propos de la crise chez Les Républicains et l'annonce du départ de Valérie Pécresse. "Madame Pécresse, un peu tard, s’est aperçue qu’elle n’avait rien à faire-là", a-t-il ajouté.

Gérald Darmanin "n'a pas de conseils politiques à donner Valérie Pécresse qui a beaucoup d’expérience." Malgré tout, selon lui, "la porte naturelle serait de soutenir le mouvement du gouvernement et d’arrêter l’égoïsme personnel, de s’apercevoir qu’on un président de la République courageux qui essaie de dépasser les clivages."

La crise de la droite ne réjouit pas Gérald Darmanin. "Je ne suis pas réjoui que le Titanic ou Tchernobyl existent. Je regarde les choses avec un peu de recul. La droite française telle qu’elle est représentée de façon partisane par Les Républicains s’est rétrécie depuis la candidature de François Fillon. Ensuite, il y a eu Laurent Waquiez, puis monsieur Bellamy qui était le rétrécissement de Laurent Wauquiez." La droite n'a pas de chef et elle ne "comprend pas qu’il faut un chef." Or, "il n’y a pas de chef sincère, qui incarne l’avenir des Républicains", estime-t-il. 

Fiat-Renault : les discussions pourraient reprendre 

"Ce qu’on attend de l’État français c’est de protéger l’emploi industriel en France. L’État français a demandé des garanties, si elles ne sont pas réunies nous le regrettons", a indiqué Gérald Darmanin, après que Fiat a retiré son offre de fusion avec le groupe Renault. Mais les discussions "pourraient reprendre dans les prochains temps, on verra bien. Il ne faut pas fermer la porte, il faut continuer à travailler" affirme le ministre de l'Action et des Comptes publics. "Il faut protéger des emplois industriels français. La France elle défend les intérêts français", a-t-il insisté.

Vendre la FDJ pour inventer "la batterie électrique de demain"

Et pour peut-être un jour sauver Renault, le gouvernement souhaite se séparer de la Française des jeux afin de créer un fonds pour "inventer la batterie de demain". Gérald Darmanin récuse l'idée que ce serait une rente pour le privé comme les autoroutes, "ça rapportera demain. Il y aura toujours des taxes sur la Française des jeux. Ce qui est stratégique, ce n'est pas de s'occuper des loteries, ce qui est stratégique c'est de s'occuper de la batterie électrique. La France ça doit être le pays demain de la batterie électrique", s'est-il justifié.

Retrouvez l'intégralité de l'émission "8h30 Cadet-Dély" du jeudi 6 juin 2019 :

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