Le grand débat national "doit permettre de faire surgir des idées" pour Jean-Michel Blanquer

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Invité de franceinfo mercredi 16 janvier, le ministre de l'Éducation nationale a estimé que ce débat était "une deuxième étape" dans le quinquennat d'Emmanuel Macron et qu'il devait "permettre de faire surgir des idées et des politiques publiques".

Une intervention marathon de près de sept heures : ce mardi, Emmanuel Macron lançait le "grand débat national" dans l'Eure, devant 600 maires réunis dans un gymnase. Après l'élection présidentielle de 2017, "on arrive comme dans un deuxième temps", a expliqué Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse. "Le phénomène des 'gilets jaunes' a amené à organiser ce grand débat national. Mais c'est normal aussi que sur cinq ans tout ne soit pas prédéterminé, qu'il y ait une écoute de la population", a-t-il souligné.

"De cette crise, parce que ça a été une crise, en décembre en particulier, nous devons faire quelque chose d'utile et de positif pour la France et c'est le sens du grand débat qui, maintenant, doit permettre de faire surgir des idées et des politiques publiques pour arriver à ce deuxième temps du quinquennat", a poursuivi le ministre.

Jean-Michel Blanquer est également revenu sur la forme de cette très longue réunion entre Emmanuel Macron et les édiles normands. "Il est une des rares personnes à pouvoir faire ça", a estimé le ministre de l'Éducation nationale. "C'est un véritable échange, surtout qu'il se met en risque, si vous me permettez l'expression, puisque chacun peut poser une question, il y répond, parfois il assume le désaccord avec l'interlocuteur", a-t-il ajouté.

Une polémique autour de ceux "qui déconnent"

Avant cette grande réunion, le chef de l'État a effectué une visite surprise, ce mardi, à la mairie de Gasny, également dans l'Eure. "Les gens en situation de difficulté, on va davantage les responsabiliser car y en a qui font bien et il y en a qui déconnent", a alors lancé Emmanuel Macron après avoir écouté les élus. Au micro de franceinfo, le ministre de l'Éducation nationale s'insurge ce mercredi de l'écho donné à ces propos. "On essaie de cultiver un cliché sur le président des riches qui est faux", assure Jean-Michel Blanquer.  

Les évaluations en classe de CP maintenues

Ce mardi, des syndicats d'enseignants ont demandé au ministre de l'Éducation nationale de renoncer à la deuxième phase de ces évaluations des élèves de CP et de CE1 qui doit débuter la semaine prochaine, estimant qu'elles "ne servent à rien". Refus catégorique de Jean-Michel Blanquer au micro de franceinfo. Ces évaluations sont "absolument essentielles" et vont "bien entendu" se poursuivre affirme-t-il. "Je ne fais pas ça pour le plaisir, je fais ça parce que c'est utile, c'est un levier pour la réussite de chaque élève (…) Mon objectif, c'est 100% de réussite au CP", a-t-il poursuivi.

Améliorer le pouvoir d'achat des enseignants

Autre motif de grogne des enseignants, le gel du point d'indice de la fonction publique. Les revendications concernant leur pouvoir d'achat est au cœur du mouvement des "stylos rouges". Le ministre de l'Éducation nationale a précisé que "la question du point d'indice relève de la fonction publique en général et pas seulement de mon ministère". Jean-Michel Blanquer affirme cependant vouloir agir en faveur du pouvoir d'achat des enseignants, en évoquant d'autres "outils", comme l'avancement pour faire augmenter leur rémunération.  

Retrouvez l'intégralité de l'émission du mercredi 16 janvier 2019 :

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