La réforme du lycée ne reviendra pas sur "la fin des séries, le 60 % de contrôle final et le 40 % de contrôle continu" pour le bac, précise Jean-Michel Blanquer

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Jean-Michel Blanquer était l'invité du "8h30 franceinfo" le jour de la rentrée des élèves, lundi 2 septembre. Le ministre de l'Éducation nationale est notamment revenu sur la philosophie de la réforme du lycée qui est mise en place.

"Il y a des choses qui sont crantées : la fin des séries, le 60 % de contrôle final et le 40 % de contrôle continu", a annoncé sur franceinfo lundi 2 septembre Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale à l'occasion de la rentrée des classes pour 12,4 millions d'écoliers, collégiens et lycéens. Une rentrée scolaire marquée notamment par la réforme du lycée. Cette réforme n'est pas totalement gravée dans le marbre selon le ministre : "sur les modalités, il y a encore des choses à discuter". "Cela permettra de faire avancer les choses de manière beaucoup plus souple que ça n’a été le cas jusqu’à aujourd’hui", a-t-il ajouté.

Pour illustrer ces modalités éventuellement modifiables, Jean-Michel Blanquer a cité l'exemple de l’oral final du baccalauréat : "Nous avons jusqu’à la fin du mois d’octobre pour définir les exactes modalités de cet oral qui durera vingt minutes, à la lumière d’un rapport qui m’a été remis en juin". Le ministre a par ailleurs indiqué qu'un "comité de suivi pour la voie professionnelle" a été créé, "exactement comme le baccalauréat". "Ce comité de suivi est en place dès cette rentrée", a-t-il précisé.

Journée de mobilisation le 10 septembre

Alors que des syndicats de professeurs appellent à une journée de mobilisation le 10 septembre, le ministre de l'Éducation nationale a assuré dans le "8h30 franceinfo" "qu'il y a un dialogue qui est noué" actuellement, qu'il y a "une bonne atmosphère de rentrée : on a tous envie d'être constructif".

Par ailleurs, le ministre de l'Éducation est revenu sur l'augmentation de salaire des enseignants de 300€. "C'est encore insuffisant", a reconnu Jean-Michel Blanquer. Le ministre parle cependant d'un "signal" : "C'est un pas dans la bonne direction. Il ne faut pas négliger cette hausse.Quand on parle de 5 euros en moins d'APL, on dit que c'est une catastrophe, quand on dit 30 euros [brut] en plus de salaire, on dit que ce n'est rien du tout", s'est agacé le ministre.

"Je pense bien entendu qu'il faut améliorer la rémunération des professeurs et du personnel de l'Education nationale, je suis le premier à le dire et je suis celui qui porte ça au sein du gouvernement, au Parlement. Qu'on ne me fasse pas le procès de penser autre chose", a ajouté Jean-Michel Blanquer.

Laïcité : "Je donne rendez-vous d'ici à la fin du mois de septembre"

Enfin, le ministre de l'Éducation nationale a annoncé donner rendez-vous "d'ici à la fin du mois de septembre" pour "faire le point sur les questions de laïcité à l'école". "Pendant des années, on a dit que l'Éducation nationale mettait les problèmes sous le tapis, y compris les problèmes de laïcité", a affirmé Jean-Michel Blanquer.

"Sur le petit pourcentage d'enfants qui ne vont pas à l'école maternelle, de 2 % à 3 %, on observe que certaines filles ne vont pas à l'école pour des raisons sociétales", a indiqué le ministre. "Cela ne concerne pas seulement le fondamentalisme islamiste, cela peut aussi être d'autres raisons, comme des gens qui sont dans des sectes."

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