"La concertation sauce Macron, c'est cause toujours tu m'intéresses", juge Philippe Martinez

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Le secrétaire général de la CGT a réagi mercredi à la "grande concertation de terrain sur la transition écologique et sociale", annoncée la veille par Emmanuel Macron. 

"La concertation sauce Macron, c'est je vous reçois, je vous écoute et je fais ce que je veux", a déclaré mercredi 28 novembre sur franceinfo Philippe Martinez. Le secrétaire général de la CGT a ainsi répondu aux propos du chef de l'État, la veille, sur une "grande concertation de terrain sur la transition écologique et sociale", qui doit permettre "dans les trois mois qui viennent" de répondre à la colère des "gilets jaunes".

"On l'a vu pour les ordonnances, on le voit pour l'assurance-chômage, on l'a vu pour la SNCF. Donc, c'est cause toujours tu m'intéresses", a insisté Philippe Martinez. "Ce n'est pas la première fois qu'il nous fait ce refrain. (...) À chaque fois qu'il y a une crise, des mobilisations, il nous dit qu'on va faire de la concertation, qu'il va nous écouter et rien ne se passe", a-t-il poursuivi. 

Par ailleurs, alors que la CGT réclame une hausse conséquente du Smic pour le porter à 1 800 euros, Edouard Philippe a écarté ce matin sur BFMTV-RMC un coup de pouce sur le salaire minimum. "Il faut beaucoup de monde dans la rue samedi pour exiger, plus fort et plus nombreux, une revalorisation importante du Smic", a réagi Philippe Martinez.

Un calendrier qui se rapproche des "gilets jaunes"

La CGT appelle à manifester le même jour que les "gilets jaunes", samedi 1er décembre. "C'est une date que nous avions prévue depuis longtemps autour des questions de précarité et de chômage, mais plus globalement sur l'urgence sociale. Il y aura une manifestation sur Paris et en province", a précisé Philippe Martinez, insistant sur le fait que "les gilets jaunes ne sont pas des concurrents". Il a aussi expliqué que "le problème, c'est que ces personnes ne voient jamais les syndicats". "On doit s'interroger nous. Sur des nombreux barrages, il y a des contacts qui se font", a-t-il assuré.

Les "gilets jaunes" demandent notamment plus de justice fiscale et le rétablissement de l'impôt sur la fortune. "Il n'y a pas de réponse. Le message sur la fin du monde, pour reprendre l'expression du président, ne sera audible que si on répond aux urgences sociales, c'est-à-dire si on répond aux questions de fin de mois", a estimé Philippe Martinez.

Regardez l'intégralité de l'intervention de Philippe Martinez le 28 novembre sur franceinfo. 

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