"Il y a quelque chose qu'on perd en France, c'est la consultation des sages" regrette Omar Sy

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À l'affiche de Yao, film qu'il a co-produit, l'acteur, invité du "8h30 Fauvelle-Dély", mercredi 23 janvier, livre son ressenti sur la situation sociale en France. 

Au Sénégal, un garçon de 13 ans parcourt seul 387 km pour obtenir un autographe d'un acteur qu'il admire, lorsque celui-ci, né en France, revient sur la terre de ses ancêtres. C'est l'histoire raconté par Yao, qui sort en salles ce mercredi 23 janvier, avec Omar Sy dans le rôle principal.

Si ce road movie sur l'identité et les racines fait écho à certains pans de la vie de l'acteur préféré des Français, il ne raconte pas la relation d'Omar Sy avec le Sénégal, d'où son père est originaire. "J'ai eu la chance d'y aller très tôt, pour la première fois à six ans" explique l'acteur, qui a également co-produit le film. 

Gilets jaunes : l'expression d'une colère profonde

De nombreuses personnalités se sont exprimées sur le mouvement des "gilets jaunes" qui secoue le pays depuis maintenant plus de deux mois. Interrogé sur ce sujet, Omar Sy "n'a rien d'intéressant à dire de plus que ce qui a déjà été dit. Quand je me tais c'est que je n'ai rien à dire. Il y a quelque chose qu'on perd en France, c'est la consultation des sages."

"Cela fait deux mois qu'on les entend parce qu'ils vont dans la rue, mais ça fait des années qu'en France on voit bien que ça se tend, ça se crispe et que c'est difficile." fait toutefois remarquer l'acteur. Au-delà de ce constat, pas question de prendre position comme d'autres artistes "Ils font ce qu'ils veulent. Ce n'est pas parce que les autres s'expriment que je vais le faire." conclut-il. 

"Ne pas allumer des feux" en s'exprimant 

Interrogé sur le thème des quotas migratoires et de la montée des populismes, Omar Sy fait preuve de la même prudence. "Je n'ai pas envie de commenter, c'est un sujet compliqué, donc c'est un sujet sensible" met en garde l'acteur, qui exhorte artistes, politiques et philisophes à peser leurs prises de positions sur ces thèmes sensibles. 

Quelle que soit sa prise de position, l'acteur craint d'être récupéré, de "donner du grain à ceux qui veulent que le feu soit de plus en plus brûlant". "Le populisme, toutes ces choses là, vont se servir de ce que je vais dire pour alimenter les feux" justifie-t-il. 

Retrouvez en intégralité l'émission "8h30 Fauvelle-Dély" du mercredi 23 janvier 2019 :

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