"Gilets jaunes" : "Ne vous laissez pas manipuler" avertit Mounir Mahjoubi

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Le secrétaire d'État au numérique a estimé que les "gilets jaunes" étaient "les manipulés de ceux qui ont décidé de mettre la France à bas".

"Le début de ce mouvement [des gilets jaunes] est une véritable chance pour la France, c'est ce qui nous a amené au grand débat." rappelle Mounir Mahjoubi, invité du "8h30 Fauvelle-Dély", jeudi 21 février. Dans "ce mouvement des "gilets jaunes" il y a des paroles qui ont été essentielles et qui ont fait que, nous tous, nous nous sommes changés, nous avons évolué. Nous tous, nous nous rendons compte qu'il s'est passé quelque chose en France qui nécessite qu'on change notre façon de faire de la politique."

Mais le secrétaire d'État au Numérique met aussi en garde "ceux qui défilent encore avec eux, mais qui le font par conviction, je leur dis : nous vous laissez pas manipuler. Aujourd’hui, vous êtes les manipulés de ceux qui ont décidé de mettre la France à bas. La France n'acceptera pas de se faire violenter de cette manière."

Des amendes pour les plateformes

Au lendemain du discours d'Emmanuel Macron devant le Crif, pour Mounir Mahjoubi "l'enjeu majeur c'est comment on identifie et on poursuit ceux qui sont les auteurs" des paroles antisémites sur les réseaux sociaux. Selon lui, si les plateformes ne collaborent pas facilement c'est parce qu'elles "n'en ont pas l'obligation. Il faut aussi que ces plateformes soient obligées de supprimer le plus vite possible ces contenus", en moins de 24h.

"Si les contenus ne sont pas supprimés il y aura une amende très importante. Aujourd'hui, ces plateformes ont compris que si elles n'apportaient pas une solution à la lutte contre la haine en ligne c'est tous les utilisateurs qui vont quitter ces plateformes", a prévenu Mounir Mahjoubi.

Twitter montré du doigt

Le patron de Twitter est moins "collaboratif" que Mark Zuckerberg dans la lutte contre le harcèlement affirme Mounir Mahjoubi. "Il ne répond pas" aux appels du gouvernement. "Je n'accepte pas que le patron de Twitter publie tous les six mois les règles du dialogue et de la parole sur Twitter. C'est lui seul dans un bureau qui valide tous les six mois quels sont les mots qu'on accepte. Ça n'est discuté avec aucune autorité." ajoute le secrétaire d'État. 

Retrouvez l'intégralité de l'émission "8h30 Fauvelle-Dély" du jeudi 21 février 2019 :

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