Fermetures de maternités : "Le destin des femmes est d'accoucher dans des systèmes de plus en plus sûrs", affirme Martin Hirsch

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Le directeur de l'AP-HP, invité vendredi de franceinfo, a indiqué qu'assurer la sécurité des femmes, avec des structures un peu plus éloignées, ne relevait pas de l'abandon du service public.   

Des mobilisations ont accompagné ces derniers mois des fermetures de maternités envisagées ou acquises, notamment celle du Blanc (Indre). Interrogé le 2 novembre par franceinfo, sur la protestation des femmes qui doivent accoucher plus loin de leur domicile, Martin Hirsch, directeur de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) a rétorqué qu'"en France, en 2018, le destin des femmes est d'accoucher dans des systèmes de plus en plus sûrs, quitte à devoir franchir une petite distance".

"La région parisienne est hyper bien couverte, les questions de trajets se posent beaucoup moins. (...) Mais dans les hôpitaux dont j'ai la responsabilité, les hôpitaux parisiens, on a même du mal, dans certaines petites structures, à attirer des anesthésistes", a-t-il expliqué. 

"Assurer la sécurité et dire aux femmes qu'elles peuvent avoir accès à des structures un peu plus fortes, un peu plus éloignées, ce n'est pas un abandon des services publics, a assuré Martin Hirsch. En France, on a réduit la mortalité cardiaque dans le fin fond des campagnes comme dans le plus grand centre-ville, en organisant avec le Samu l'appel à un véhicule médicalisé en quelques minutes. On a fait cette organisation en France avec des transports médicalisés de très grande qualité, qui fonctionnent dans les centres-villes comme dans les zones rurales", s'est défendu le patron de l'AP-HP.

Par ailleurs, alors que la mise en place du Service national universel (SNU), obligatoire s'organise, Martin Hirsch, ex-dirigeant de l'Agence du service civique, fondé sur le volontariat, a estimé que "la solution de combinaison trouvée est une solution qui marche".

"Je suis pour le service civique volontaire, mais le service national universel est un sas, un socle, qui peut sensibiliser à l'engagement celles et ceux qui n'ont pas connu le service civique. Ensuite, ils seront libres de savoir s'ils veulent passer trois, six, neuf mois, un an à faire un service civique", a indiqué Martin Hirsch.

Enfin, sur le "zéro à charge" dans le plan santé du gouvernementn, Martin Hirsch a estimé que les mutuelles "ne sont pas sur la paille" et qu'elles "ont les moyens de participer"

"Revenons à l'esprit mutualiste. C'est la solidarité. Je suis sûr que les mutuelles sont encore au courant des valeurs qui les ont fondées et que face au renoncement aux soins, elles ne joueront pas à augmenter leurs tarifs", a lancé Martin Hirsch.

Regardez l'intégralité de l'entretien de Martin Hirsch sur franceinfo le 2 novembre 2018.

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