Emplois fictifs présumés du MoDem : Sylvie Goulard a été "blanchie", insiste Amélie de Montchalin

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La ministre des Affaires européennes, invitée du "8.30 franceinfo", mercredi 11 septembre, apporte son soutien à Sylvie Goulard, nommé au poste de Commissaire européen au Marché intérieur, à l'industrie de la défense et de l'espace. 

Sylvie Goulard a été "blanchie" par le Parlement européen dans l'affaire de l'emploi présumé fictif de son ancien assistant parlementaire, affirme Amélie de Montchalin, invitée du "8.30 franceinfo", mercredi 11 septembre, tout en ajoutant qu'il "faut qu'elle s'explique" sur sa rémunération par un groupe de réflexion américain lorsqu'elle était députée européenne. Sylvie Goulard s'est vue proposer mardi un vaste portefeuille économique au sein de la prochaine Commission européenne mardi, alors qu'elle était entendue par la police dans cette affaire. Une candidature qui doit encore être confirmée par le Parlement européen.

"Le Parlement européen a mené une enquête administrative [sur l'affaire d'emplois fictifs présumés des eurodéputés du MoDem qui avait entraîné sa démission du gouvernent]. Le secrétaire général du Parlement européen a, il y a quelques jours, clairement dit qu'il n'y avait pas d'affaire, qu'elle était blanchie et que les choses avaient été réglées", explique Amélie de Montchalin, tout en reconnaissant qu'une enquête policière "perdure" et que Sylvie Goulard "a été entendue comme témoin libre, elle a été reçue par un service spécialisé français".

"Entre le 30 septembre et le 8 octobre, tous les candidats vont aller au Parlement européen, vont être entendus. Et sur cette base-là il les confirmera" ou non, "toutes les auditions sont exigeantes", et donc "elle aura la possibilité à ce moment-là, elle-même, de présenter les faits et de présenter là où elle en est", ajoute la secrétaire d'État.

Une autre polémique est née autour de la rémunération de Sylvie Goulard par un groupe de réflexion américain : 10 000 euros net par mois pendant trois ans alors qu'elle était députée européenne. "Là aussi, elle pourra s'expliquer devant le Parlement européen, je préfère qu'elle le fasse elle-même. Je ne suis pas son avocate, je ne suis pas là non plus pour faire sa campagne, tranche Amélie de Montchalin. Ce qui est certain c'est que là aussi, il y a des choses qui ont été déclarées, il faut qu'elle s'explique".

Commission : des intitulés de postes flous

Interrogée sur l'intitulé de la mission d'un commissaire européen grec en chargé de l'immigration, officiellement responsable de la "protection du mode de vie européen", Amélie de Montchalin reconnaît qu'il "y a des intitulés de postes qu'il faut qu'on comprenne mieux". "Les auditions au Parlement seront là-dessus essentielles", a poursuivi le secrétaire d'État chargée des Affaires européennes, "il faut que les parlementaires européens puissent comprendre précisément ce qu'il y a dans leur lettre de mission, ce que ça recouvre".

Brexit : ne pas s'arrêter "aux propos de tribune"

Alors que le Premier ministre britannique Boris Johson a affirmé qu'il préférait "mourir au fond d'un fossé" plutôt que repousser le Brexit, Amélie de Montchalin a rétorqué qu'"on ne peut pas tout bazarder parce qu'il y a des phrases et des propos de tribunes qui nous semblent être parfois un peu exagérés".

"On a la responsabilité de rester extrêmement calmes, parce qu'on aura une relation future" avec le Royaume-Uni, a tempéré la secrétaire d'État, qui s'est refusé de "se laisse embarquer dans le commentaire de la vie politique britannique". "En diplomatie il vaut mieux toujours parler avec tout le monde", a ajouté Amélie de Montchalin.

Retrouvez l'intégralité de l'émission "8.30 franceinfo" du mercredi 11 septembre 2019 :

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