Déconfinement, gauche et islamisme, relations avec la Turquie... Le "8h30 franceinfo" de François Hollande

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L'ancien président de la République était l'invité du "8h30 franceinfo", mardi 28 octobre 2020.

François Hollande, ancien président de la République, était l'invité du "8h30 franceinfo", mardi 28 octobre 2020. Déconfinement, la gauche et l'islamisme, relations avec la Turquie... Il répond aux questions de Marc Fauvelle et Salhia Brakhlia.

"Le déconfinement a été trop rapide"

"Le déconfinement a été trop rapide et la rentrée de septembre organisée de manière trop optimiste", juge François Hollande, alors que ce mercredi 28 octobre Emmanuel Macron doit annoncer de nouvelles mesures de lutte contre le Covid-19. Pour l'ancien président de la République, "il faut procéder par degrés, et ne pas déconfiner trop rapidement, y compris lorsque cette décision sera prise en cas d'un deuxième confinement".

"Les spécialistes, comme Jean-François Delfraissy, disaient, et il fallait les entendre 'le rebond va se produire, l'épidémie est encore sévère, peut-être même plus sévère qu'au printemps et vous devez prendre des décisions car sinon vous aurez le confinement'. À vouloir éviter le confinement, on a eu le confinement", analyse François Hollande.

Islamisme : la "dérive" d'une "partie de la gauche"

"Une partie de la gauche a eu une forme de dérive en considérant que la laïcité n'avait plus cours pour une religion et qu'elle devait s'appliquer pour d'autres" estime François Hollande. "Est-ce que dans les années 1990, quand il y a eu des pratiques religieuses qui allaient au-delà de ce que la laïcité pouvait accepter, est-ce qu'il n'y a pas eu une forme de tolérance" à "l'égard de l'islam ?" interroge-t-il.

"Plus récemment, une partie de la gauche de la gauche, les Insoumis, ont voulu manifester [...] avec des groupes, des organisations qui sont islamistes, là il y a une faute qui mérite d'être relevée", dénonce François Hollande en faisant référence à la manifestation organisée par le CCIF en 2019. 

La question de la présence de la Turquie au sein de l'Otan

Le président Erdogan a affirmé que le président Macron avait "besoin d'un traitement au niveau mental", après son soutien aux caricatures de Mahomet. "C'est grave d'insulter, non pas seulement le président de la République française, mais un allié", réagit François Hollande. 

"La Turquie et la France sont membres de la même alliance, l'Otan", rappelle l'ancien chef de l'État français. Au regard du comportement de la Turquie en Syrie, dans le conflit Nagorny-Karabakh ou en Libye, François Hollande assure que se pose la question de "ce que l'on fait dans la même alliance".

Retrouvez l'intégralité du "8h30 franceinfo" du mercredi 28 octobre 2020 :

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