Confinement, commerces autorisés à ouvrir, donations, aides à Air France... Le "8h30 franceinfo" de Bruno Le Maire

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Le ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance était l'invité du "8h30 franceinfo", lundi 29 mars 2021.

Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance était l'invité du "8h30 franceinfo", lundi 29 mars 2021. Confinement, commerces autorisés à ouvrir, donations, aides à Air France... Il répond aux questions de Marc Fauvelle et Myriam Encaoua. 

Covid-19 : "Toutes les options sont sur la table"

Alors que certains médecins appellent à un confinement plus strict, Bruno Le Maire affirme que "toutes les options sont sur la table pour garantir la sécurité sanitaire des Français". "Je regarde aussi ce qui se passe dans d'autres pays européens : il y a des choix différents qui ont été faits, de confinements plus ou moins stricts, régionaux ou nationaux, avec des résultats qui sont décevants", poursuit le ministre de l'Économie. Bruno Le Maire reconnaît que l'on "va vers une aggravation de la situation sanitaire. Chacun l'a constaté. Si des mesures supplémentaires doivent être prises, elles seront prises. Le gouvernement adapte en permanence les dispositifs à la réalité de la situation sanitaire en essayent de conjuguer vie économique et vie sociale." L'économie n'a "absolument pas" pris le dessus sur le reste, assure-t-il.

Commerces autorisés à ouvrir : la liste "ne changera pas"

La liste des commerces fermés ou autorisés à ouvrir "ne changera pas" dans les départements soumis à des restrictions renforcées, assure Bruno Le Maire. "Cette liste des commerces, nous l'avons arrêtée avec le président de la République et le Premier ministre il y a plusieurs jours, je ne dis pas que c'est une liste parfaite. Si les cordonniers sont ouverts [et pas les vendeurs de chaussures] c'est parce qu'ils sont dans le code des réparateurs et que les réparateurs sont importants", explique-t-il. Pour aider les commerçants lorsqu'une réouverture sera possible, "on peut les autoriser à faire des soldes exceptionnels, à liquider leurs stocks. Ce que nous proposons c'est qu'il y ait un inventaire qui soit fait au moment où les commerces rouvriront , qu'il soit faire par un tiers de confiance et qu'il y ait une indemnisation des commerçants concernés", annonce le ministre de l'Économie.

Epargne et donations : "Il faut permettre à des grands-parents de soutenir leurs petits-enfants"

Bruno Le Maire déclare vouloir favoriser les donations. "Vous avez un enfant qui n'a pas pu faire son stage, qui n'a pas eu son contrat, ne serait-ce pas juste de permettre de lui donner quelques milliers d'euros sans aucune taxe, sans aucun impôt, de façon à lui permettre de passer les mois qui viennent sans trop de difficulté ? Permettre à des grands-parents de soutenir leurs petits-enfants, cela me paraît juste", souligne-t-il. "C'est une manière de dire que nous sommes tous solidaires et qu'il faut permettre à ceux qui sont plus âgés d'aider les jeunes", affirme le ministre de l'Économie. Le plafond de donation "sera réduit", cela sera "quelque milliers d'euros pas plus." Cette proposition "sera arbitrée dans les jours qui viennent", précise-t-il. "Nous ne taxerons pas" l'épargne des Français, affirme par ailleurs  le ministre de l'Economie. "Ce serait profondément injuste" et "ce serait totalement inefficace parce que ça empêcherait la relance économique".

Air France sur le point de conclure un accord avec la Commission

La Commission européenne souhaite avoir des contreparties au plan de sauvetage de la compagnie aérienne. Air France-KLM a perdu 7,1 milliards d'euros en 2020 et a déjà bénéficié d'aides publiques massives de Paris et La Haye. "Nous sommes sur le point de conclure un accord avec la Commission européenne sur le dossier Air France", déclare Bruno Le Maire. La négociation avec la Commission européenne "aura été longue et difficile, elle n'est pas encore totalement achevée, mais elle est sur le point de s'achever." "C'est une très bonne chose", ajoute-t-il. Les contreparties demandées "sont pour maintenir une concurrence loyale entre Air France et les autres compagnies aériennes. Je ne voulais pas que les décisions qui soient demandées à Air France puissent affaiblir cette grande entreprise nationale que nous voulons soutenir", explique le ministre de l'Économie.

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