Charlie Hebdo, procès des attentats de janvier 2015, insécurité... le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve

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Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre et ministre de l'Intérieur, était l'invité du "8h30 franceinfo" du mercredi 2 septembre 2020.

Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre et ministre de l'Intérieur durant le quinquennat de François Hollande, était l'invité du "8h30 franceinfo" du mercredi 2 septembre 2020. Republication des caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo, procès des attentats de janvier 2015, insécurité... Il répond aux questions de Marc Fauvelle et Salhia Brakhlia.

Republication des caricatures de Mahomet : "La liberté d'expression est une et indivisible" 

L'hebdomadaire Charlie Hebdo republie mercredi 2 septembre les caricatures de Mahomet qui en avaient fait une des cibles des jihadistes en janvier 2015. "Cette réédition est une manière de dire, pour la rédaction de Charlie Hebdo et pour tous ceux qui croient à la liberté d'expression, que la liberté d'expression est une et indivisible comme la République", déclare Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur au moment de ces attentats.

"Le droit au blasphème est un droit qui est reconnu en France depuis très longtemps, depuis la Révolution française, il est consubstantiel à la liberté d'expression", assure l'ancien ministre. 

"Pas sûr" que le slogan "Je suis Charlie" réunirait autant

"Je ne suis pas sûr" qu'il y aurait 3,5 millions de personnes dans la rue avec des panneaux "Je suis Charlie", si des attentats comme ceux de janvier 2015 avaient lieu aujourd'hui déplore Bernard Cazeneuve. 

L'ancien ministre pointe du doigt "les indigénistes, les communautaristes, ceux à l'extrême droite et à l'extrême gauche qui expliquent que la République est organisée pour discriminer, humilier".

Un procès pour permettre le "deuil par un travail de vérité"

Le procès des attentats de janvier 2015 qui ont fait 17 morts, dont une partie de la rédaction de Charlie Hebdo s'ouvre mercredi 2 septembre. C'est "pour les victimes, leurs familles, la possibilité de faire leur deuil par un travail de vérité", estime Bernard Cazeneuve.

"C'est le procès de l'enchaînement par lequel on arrive par la folie de la radicalisation, de la radicalité, de la violence extrême à commettre des meurtres et des crimes aussi lâches et abjects que ceux qui ont été commis à ce moment-là", juge l'ancien ministre.

Insécurité, la tacle à Nicolas Sarkozy

Alors que Nicolas Sarkozy a insisté lors d'une séance de dédicaces sur "l'exigence" qu'ont les Français en matière de sécurité à l'égard du gouvernement Bernard Cazeneuve a vivement dénoncé les "choix" faits dans ce domaine par l'ancien chef de l'État. 

"Nicolas Sarkozy a raison sur un point, c'est que sur le régalien, les décisions dépendent de ceux qui exercent une responsabilité", a ironisé l'ex-Premier ministre avant de lister ceux qu'il reproche à l'ancien chef de l'État, qui l'a précédé au ministère de l'Intérieur.

Retrouvez l'intégralité du "8h30 franceinfo" du mercredi 2 septembre 2020 :

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