Campagne vaccinale, variant britannique du coronavirus... Le "8h30 franceinfo" d'Eric Caumes

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Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, était l'invité du "8h30 franceinfo", samedi 9 janvier 2021.

Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, était l'invité du "8h30 franceinfo", samedi 9 janvier 2021. Campagne vaccinale, variant britannique du coronavirus... Il répond aux questions d'Ersin Leibowitch et Myriam Encaoua.

Vaccination : "Il fallait commencer par les soignants"

"Il fallait commencer" la campagne de vaccination "par les soignants parce que c'est quand même eux qui sont au front, ce sont eux qui meurent aussi du Covid-19", a réagi le professeur Eric Caumes. C'est "un profond mépris vis-à-vis du corps médical et paramédical et des soignants dans leur généralité de ne pas leur proposer la vaccination. C'est comme d'envoyer des pompiers au feu sans combinaison ignifugée", a ajouté le médecin.

Par ailleurs, il s'interroge sur "l'efficacité" du vaccin si la deuxième injection est différée, comme l'envisage le gouvernement pour le vaccin de Pfizer-BioNTech. "La vérité, c'est qu'une seule dose ne protège pas suffisamment." Trois semaines après la première dose, "vous n'avez que 50% d'efficacité, 52% exactement". Donc "six semaines plus tard, vous n'êtes plus à 50%", a-t-il conclu.

Variant britannique : "Il est déjà partout" en France

"Il faut arrêter de faire flipper les gens avec ce variant britannique. Les mesures barrières restent efficaces. Simplement, il faut les respecter", a également indiqué Eric Caumes, alors que le gouvernement se prépare à lutter contre l'éventuelle propagation de ce variant en France.

"C'est une illusion" de vouloir "combattre" ce variant, "il est déjà là", a souligné Eric Caumes. Pour l'instant, "il y a 20 malades en France". "Dans mon hôpital, j'ai deux patients qui sont atteints du variant britannique. Il y en a un qui vient du Liban et un de la péninsule arabique, donc on n'y échappera pas. Il est déjà partout. Il faut se concentrer sur : tester, tracer, isoler et le respect des mesures barrières. Il faut revenir aux fondamentaux", a martelé l'infectiologue.

Retrouvez l'intégralité du "8h30 franceinfo" du samedi 9 janvier 2021 :

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