Attentats déjoués, procès des attentats de janvier 2015... le "8h30 franceinfo" de Jean-François Ricard

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Jean-François Ricard, procureur de la République antiterroriste était l'invité du "8h30 franceinfo", lundi 31 août 2020.

Jean-François Ricard, procureur de la République antiterroriste était l'invité du "8h30 franceinfo", lundi 31 août 2020. Attentats déjoués, procès des attentats de janvier 2015, suivi des terroristes sortis de prisons... Il répond aux questions de Marc Fauvelle et Salhia Brakhlia.

Plusieurs attentats déjoués ces derniers mois

"Il y a eu plusieurs attentats déjoués" ces derniers mois, "une demi-douzaine au moins, sur lesquels je préfère ne pas trop m'étendre", déclare Jean-François Ricard.

La plupart du temps nos actions sont discrètes. Je crois qu'une action antiterroriste réussie, c'est une action dont on ne parle pas.

Jean-François Ricard, procureur de la République antiterroriste

à franceinfo

"Le niveau du risque terroriste est encore très important" en France estime-t-il. "Il y a d'abord une menace exportée, c'est-à-dire la menace qui vient principalement de la zone irako-syrienne". Autre menace identifiée par Jean-François Ricard, "d'autres ressortissants étrangers, qui sont des anciens de l'État islamique, qui ont pu passer les frontières et rejoindre le territoire français. Enfin, "La dernière menace que nous connaissons est la menace endogène, qu'on pourrait qualifier de menace inspirée par l'idéologie islamiste", liste le procureur. 

"Un procès pour l'histoire"

Le procès des attentats jihadistes de janvier 2015 s'ouvre ce mercredi 2 septembre à Paris, et va durer plusieurs semaines. "Il s'agit d'un procès pour l'histoire", affirme Jean-François Ricard, procureur de la République antiterroriste. "Nous n'aurons pas la vérité sur beaucoup d'éléments. Il y a encore des éléments sur lesquels nous nous interrogeons", prévient le procureur de la République antiterroriste.

Le suivi des terroristes sortis de prison "ne peut pas être absolu"

"Le suivi" des personnes libérées après avoir été condamnées pour terrorisme "ne peut pas être absolu", regrette Jean-François Ricard. "Je crois qu'il faut être très réaliste. Si on veut un vrai suivi au quotidien, il faut un nombre considérable de personnes. Les services de renseignement, même considérablement renforcés au de ces dernières années, ne peuvent pas mettre en place ce suivi, sauf dans des cas exceptionnels", assure-t-il.

"L'année dernière, environ une quarantaine" d'individus jugés et emprisonnés pour terrorisme en France "ont été remis en liberté", précise le procureur anti-terroriste. "En 2020, le chiffre sera légèrement supérieur. L'année prochaine, nous en aurons plus d'une soixantaine", ajoute Jean-François Ricard.

Retrouvez l'intégralité du "8h30 franceinfo" du lundi 31 août 2020 :

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