Algérie : "Il faut se prémunir d’une possible immigration, qui serait une submersion" affirme Sébastien Chenu

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Le porte-parole du Rassemblement national, invité du "8h30 Fauvelle-Dély", mercredi 13 mars, a tenu à mettre en garde contre "l'incertitude" causée par le report de l'élection présidentielle algérienne. 

Le député Rassemblement national du nord Sébastien Chenu a jugé "plutôt sage" la décision du président algérien Abdelaziz Bouteflika de ne pas briguer de cinquième mandat à la tête du pays. "Je ne suis pas dupe" a-t-il ajouté, "j’entends tout le monde dire que c'est formidable, que les Algériens ont gagné le pari de la démocratie, attention. Les révolutions n’amènent pas toujours, même quand elles sont pacifiques, la démocratie", a réagi le porte-parole du Rassemblement national. 

"Il y a une incertitude, qui peut avoir des conséquences. Il est de notre responsabilité de les prévoir. Cette période d’incertitude peut brouiller les enjeux économiques, et puis les enjeux migratoires : il y a un certain nombre d’Algériens qui ont une famille de l’autre côté de la Méditerranée, on peut imaginer qu’une jeunesse lorgne vers la France et souhaite y venir en période d’incertitude. Gouverner, c'est prévoir", analyse-t-il.

"Il faut se prémunir d’une possible immigration, qui serait une submersion, qui se compterait en millions. Je pense qu’il faut suspendre l’octroi des visas avec l’Algérie, le temps d’y voir plus clair", affirme enfin le député Rassemblement national du Nord. 

Un délai supplémentaire pour les Britanniques

Au lendemain du rejet de l'accord de Brexit par le parlement britannique, Sébastien Chenu estimé ce mercredi qu'il fallait octroyer aux Britanniques "un délai supplémentaire" pour sortir de l'Union européenne, jugeant qu'il est dans l'intérêt des 27 que "les choses se passent bien".

Le porte-parole du Rassemblement national a dénoncé le "problème d'organisation manifeste" de l'Union européenne, qu'il a jugé "carcérale". Pour lui "on va faire payer très cher aux Britanniques le prix de leur sortie", dans le but de "montrer à des pays qui auraient peut-être l'idée un jour de sortir de cette Union européenne que tout ça est très difficile".

L'Allemagne au Conseil de sécurité de l'ONU ? 

Pour le député RN du Nord, la mutualisation du siège de la France au Conseil de sécurité de l'Onu avec l'Allemagne est "intellectuellement actée dans la tête d'Emmanuel Macron".  Sébastien Chenu l'affirme : "Je prête au président des intentions que je connais, qui est la disparition des nations derrière l'Europe". "Ce n'est pas un plan secret c'est une logique politique" ajoute le porte-parole du RN. 

Retrouvez l'intégralité de l'émission "8h30 Fauvelle-Dély" du mercredi 13 mars 2019 :

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