Renoncement de Hollande : Pascal Cherki (PS), Thierry Solère (LR) et Florian Philippot (FN) réagissent dans 8h30 Aphatie

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Pascal Cherki, député PS de Paris, Thierry Solère, député LR des Hauts-de-Seine et Florian Philippot, vice-président du FN, étaient les invités de franceinfo vendredi, pour commenter la décision de François Hollande de ne pas briguer un second mandat présidentiel.    

Pascal Cherki, député PS de Paris, Thierry Solère, député Les Républicains des Hauts-de-Seine et Florian Philippot, vice-président du FN, se sont exprimés successivement sur franceinfo vendredi 2 décembre, au lendemain de la décision de François Hollande de ne pas solliciter un second mandat à la présidentielle de 2017. 

Valls, "un peu Iznogoud" pour Pascal Cherki

Pascal Cherki est député PS et membre de l'aile gauche du parti. Il a choisi de ménager François Hollande. "J’ai beaucoup critiqué la politique qu’on a menée et je continuerai à la faire. Mais l’homme, non", a déclaré le député PS de Paris. Les vives réactions après le livre des "confidences" ont-elles joué dans la décision du président de la République ? "Le livre, je l’ai lu. Il m’a plutôt donné une meilleure image de François Hollande", a répondu Pascal Cherki. Les ambitions de Manuel Valls ont-elles pesé ? "Valls a un petit côté Iznogoud depuis un mois, le petit qui veut être calife à la place du calife", s'est exclamé le député socialiste, qui souhaite une primaire de la gauche avec "beaucoup de monde", citant "Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron", actuellement candidats hors primaire. 

Si Manuel Valls, qui se dit "prêt"  va à la primaire et l'emporte, Pascal Cherki n'aura pas d'états d'âme, assure-t-il. "Je le soutiendrai, oui, comme lui devra nous soutenir", tranche-t-il, tout en déclarant qu'il ne "voit pas la cohérence politique". "Il y a un couple indissociable formé sur la politique conduite entre Manuel Valls et François Hollande et en toute logique si François Hollande n’’est pas en situation politique de pouvoir défendre le bilan, Manuel Valls ne le sera pas aussi". 

Du "déchirement" à venir, selon Thierry Solère

Le renoncement de François Hollande "acte le bilan de son quinquennat. C'est un acte de lucidité de sa part", a déclaré vendredi sur franceinfo Thierry Solère, député LR et président du comité d'organisation de la primaire de la droite. "Il renonce à défendre son propre bilan. Il laisse son ancien Premier ministre, son ancien ministre de l'Education nationale, son ancien ministre de l'Industrie, son ancien ministre de l'Economie, se déchirer pour savoir lequel voudra défendre ce bilan, que lui-même juge négatif."

François Hollande a regretté d'avoir proposé la déchéance de nationalité. Cela "n'était en rien la réponse à la hauteur de la situation, a estimé Thierry Solère. Il aurait dû dire à toute la classe politique de se mettre d'accord sur une série de mesures concrètes, efficaces, qui permettent de mieux protéger les Français." 

Florian Philippot attend "une vraie capitaine"

Pour qualifier la décision de François Hollande, le vice-président du Front national choisit les termes de "sagesse et lucidité". Florian Philippot estime que "les Français doivent comprendre qu’ils doivent élire des présidents de la République à la hauteur de ce qu’ils sont, et du peuple, et du grand pays que nous sommes".

"Depuis au moins les deux derniers présidents de la République, on a senti un abaissement terrible de la fonction qui tient à un comportement personnel", a dénoncé Florian Philippot. Il y a eu "le fameux livre sur François Hollande qui passe des dizaines d’heures à se confier à des journalistes, on voit bien qu’il n’est pas dans la fonction. Il y a eu le côté bling-bling de Nicolas Sarkozy", a-t-il ajouté.

Il a aussi estimé que Marine Le Pen a "de fortes chances" pour la présidentielle 2017. "En deux semaines, on voit le départ d’Alain Juppé, de Nicolas Sarkozy, de François Hollande. Un vrai Titanic. Ce système prend l’eau de toute part", a estimé Florian Philippot. "On aura besoin d’une vraie capitaine".

Interrogé sur les actions positives du quinquennat de François Hollande, Florian Philippot a dit retenir "son action au Mali et en Centrafrique". Mais "son action au Moyen-Orient n’a pas été à la hauteur", a-t-il aussi estimé. Sur la Syrie, "il aurait dû coopérer avec toutes les puissances là-bas, avec le gouvernement syrien, avec la Russie", a ajouté Florian Philippot. 

Retrouvez l'intégralité des interventions de Pascal Cherki (PS), Thierry Solère (LR) et Florian Philippot (FN) sur franceinfo le vendredi 2 décembre.