Présidentielle : Stéphane Le Foll choisira son candidat en fonction du "risque de l'extrême-droite"

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Le ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement, invité jeudi de franceinfo, a donné des indications sur son choix pour la présidentielle, mais toujours sans citer de nom.

Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement, invité jeudi 6 avril de franceinfo, a expliqué ce qui va l'amener à faire un choix lors de la présidentielle. "Deux choses vont me guider, une fidélité au PS,  fidélité et fierté aussi à ce que nous avons fait quand d’autres n’en parlent même pas [...] et le risque pour moi, c'est que la France bascule coté du côté de l'extrême-droite. À chaque fois que je regarde les sondages, je constate qu'elle est à un niveau jamais atteint", a déclaré Stéphane Le Foll, ajoutant : "S'il y a un risque de voir Marine Le Pen non seulement en tête, mais dans un duel avec François Fillon au deuxième tour, ma responsabilité politique, à ce moment-là, sera de m'exprimer."

À l'interrogation, "pourriez-vous ne pas voter Benoît Hamon si vous estimez qu'il y a un risque ?", Stéphane Le Foll a déclaré : "Voilà, vous avez répondu". "Il y a des risques dans la vie politique qu’il ne faut pas prendre", a-t-il ajouté. 

L'indépendance de la justice : "un acquis du quinquennat"

Sur France Inter, jeudi, François Fillon a  déclaré qu'il poursuivrait "tous ceux qui sont à l'origine" de ses affaires. Pour le candidat à la présidentielle, issu de la primaire de la droite, François Hollande est à l'origine de ses ennuis judiciaires. 
"La justice, et cela François Fillon ne veut pas l'accepter, a été indépendante dans les choix, dans la conduite des affaires judiciaires", a réagi le porte-parole du gouvernement. "C'est un acquis de ce quinquennat et entendre quelqu'un revenir dessus, cela veut dire, qu'encore une fois, on est dans une volonté de suspicion, d'insinuation, qui n'est pas à la hauteur de ce que doit être un engagement d'un homme politique pour gouverner un pays."

"La justice est indépendante. Il n'y a jamais eu de cabinet ni noir, ni gris, ni jaune. Cela fait partie de l'honneur de ce gouvernement et de François Hollande", a insisté Stéphane Le Foll, qualifiant les déclarations de François Fillon de jeudi d'"accusations diffamatoires".

Syrie : la référence française de "2013"

Les Etats-Unis durcissent le ton après l'attaque chimique présumée mardi contre la ville syrienne de Khan Cheikhoun. "La France avait eu une position extrêmement claire et ferme en 2013. Une attaque aérienne était prévue et les Etats-Unis, à l'époque, n'avaient pas souhaité aller jusqu'au bout", a réagi Stéphane Le Foll. "Résultat, quatre ans après, on constate une nouvelle fois un crime de guerre", a poursuivi le porte-parole du gouvernement, déclarant que "certains nous ont vanté l'axe Bachar-Poutine", citant "François Fillon, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon".

"Je voudrais que chacun prenne bien la mesure de ce qu'est une diplomatie, la responsabilité d'un président de la République face à l'Histoire", a souhaité Stéphane Le Foll., pour lequel la ligne conductrice de la France n'a pas changé. "Il y a une guerre engagée contre le terrorisme [...] Et si on veut trouver une solution politique à la Syrie, ça ne peut pas se faire avec le maintien de Bachar al-Assad", a conclu le porte-parole du gouvernement.

Regardez l'intégralité de l'entretien de Stéphane Le Foll sur franceinfo, le 6 avril 2017.

RADIO FRANCE / FRANCEINFO