Présidentielle : Najat Vallaud-Belkacem veut "défendre la gauche maintenant" avec Benoît Hamon

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La ministre de l'Education, invitée de franceinfo, lundi s'est positionnée en accord avec le candidat issu de la primaire de la gauche, face à "l'attelage curieux" conduit par Emmanuel Macron.

La ministre de l'Education nationale, était l'invitée de franceinfo lundi 27 février. Najat Vallaud-Belkacem s'est expliquée sur sa déclaration à propos d'Emmanuel Macron. Dans un entretien au Parisien-Dimanche, le 26 février, la ministre a estimé que "les choses seraient plus simples sans Macron". Il y a une espèce d'apparence de concurrence portée par Emmanuel Macron auprès d'un certain nombre des notres", a-t-elle déclaré sur franceinfo, précisant que ses déclarations relèvent d'"une alerte, un signal d'alarme pour dire à mes camarades que si on veut que la gauche continue à exister, qu'elle soit une gauche de poids, il faut la défendre maintenant".

Un plaidoyer en faveur de Benoît Hamon

Najat Vallaud-Belkacem a défendu la candidature de Benoît Hamon qualifiant les alliances avec Emmanuel Macron d'"attelage curieux". "Si on rejoint une aventure dans laquelle gauche et droite sont brouillées dans une espèce de chose improbable, la gauche va s’assécher dans cette improbable alliance", a estimé la ministre de l'Education nationale. "J’ai envie que la gauche s’affirme, je n’ai pas envie qu’on aille se noyer dans un ni droite ni gauche qui est incompréhensible et qui nous affaiblira à long terme", a-t-elle déclaré.

"Ma conception de la politique ce n’est pas de parier sur le vainqueur, mais de défendre des idées", a ajouté Najat Vallaud-Belkacem. "Je suis le plus d’accord avec Benoît Hamon", a-t-elle affirmé tout en confirmant que la candidature d’Emmanuel Macron "complique la vie"

"Je ne pense pas qu'Emmanuel Macron soit un véritable concurrent sur la gauche", a estimé Najat Vallaud-Belkacem. "Si on veut que la gauche continue à exister, il faut la défendre maintenant", a déclaré la ministre socialiste.

Les "turpitudes" de François Fillon

Najat Vallaud-Belkacem a estimé sur franceinfo ce lundi que François Fillon cherchait "tous les moyens possibles de détourner l’attention de ses turpitudes", après que le candidat de la droite a accusé, dimanche, le Premier ministre de laisser se développer des "manifestations violentes" lors des meetings, qualifiant "une situation de quasi guerre civile", dans un communiqué.

Selon la ministre de l’Éducation nationale, François Fillon, visé par information judiciaire dans le cadre de l’enquête sur l’emploi présumé fictif de son épouse et de deux de ses enfants, "est devenu totalement inaudible", à deux mois de l’élection présidentielle. "Il lui est impossible de parler du fond de son programme car il y a toujours cette suspicion de malhonnêteté qui lui pèse dessus", a ajouté Najat Vallaud-Belkacem.

Le refus des "discours de rabougrissement"

Najat Vallaud-Belkacem a revendiqué son parcours rendu possible grâce au regroupement familial, qu’elle raconte dans un livre publié aux éditions Grasset, La vie a plus d’imagination que toi. Elle s'est dit "particulièrement choquée", après les propos de Marion Maréchal-Le Pen, au lendemain de l’attentat de Nice, qui avait évoqué des "Français de papier" arrivés grâce au regroupement familial. Najat Vallaud-Belkacem a qualifié de "terrifiants" ces discours de "rabougrissement" qui prennent trop de place dans la campagne présidentielle, et qui "nous préparent des lendemains qui déchantent". 

"C’est formidable d’appartenir à une culture différente et donc d’adjoindre la culture d’origine à la culture d’adoption", a défendu la ministre de l'Education nationale qui a précisé attendre de ne plus être ministre pour emmener ses enfants découvrir le Maroc, son pays d’origine.

Retrouvez l'intégralité de l'entretien de Najat Vallaud-Belkacem sur franceinfo le 27 février 2017.


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