Présidentielle : face à face tendu entre Richard Ferrand (En Marche) et Florian Philippot (FN)

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Le secrétaire général du mouvement d'Emmanuel Macron et le vice-président du FN ont débattu mercredi sur franceinfo, quelques heures avant le duel télévisé entre les deux candidats de la présidentielle. 

Richard Ferrand, secrétaire général du mouvement d'Emmanuel Macron et Florian Philippot, vice-président du FN ont débattu mercredi 3 mai sur franceinfo, quelques heures avant le duel télévisé entre les deux candidats de la présidentielle. 

L'euro :  "incompréhension" contre "nécessité"

Richard Ferrand a estimé que la candidate du Front national, s'était "disqualifiée économiquement en remettant en cause son programme sur la sortie de l'euro, dont il dépend à 70%". "Marine Le Pen a changé de version à trois jours du scrutin, on ne comprend rien", a déclaré le secrétaire  général du mouvement d'Emmanuel Macron. Deux monnaies mettront en danger "les entreprises et les épargnants", selon Richard Ferrand. 

Florian Philippot a défendu "la nécessité du patriotisme économique et la révision des règles européennes". "Tout est lié. Nous sommes dans un pays qui ne maitrise plus sa monnaie, ni ses frontières. On fera d'abord tout ce que l'on peut faire avec l'euro, l'abrogation de la loi El Khomri, la hausse des petites retraites et la baisse des impôts", a-t-il expliqué. "Sur toutes les souverainetés, pas que sur la monnaie, il faut négocier, nous avons fixé un objectif de six mois", a ajouté le vice-président du FN. 

Richard Ferrand a mis l'accent sur le programme d'Emmanuel Macron qui vise à "libérer l'économie, mieux protéger les citoyens et créer des règles sur la morale publique".

Il faut réconcilier les Français avec le monde politique. Ceci ferait que madame Le Pen réponde à une convocation de la police et que le FN paie ses dettes au Parlement européen qu'il ne fréquente jamais mais dont il se nourrit abondamment.

Richard Ferrand

Florian Philippot a répliqué qu'il s'agissait de "la diffamation", puis a visé Emmanuel Macron sur ces précédentes fonctions.  

Nous souhaitons supprimer le pantouflage. Passer de banquier à ministre, passer de banquier à fonctionnaire, etc... Et être peut-être en situation de conflit d'intérêt c'est un vrai problème.

Florian Philippot

"Lapin Duracell" face à "apparatchik" : échanges tendus sur la réforme du code du travail

Florian Philippot et Richard Ferrand ont opposé leurs projets sur la question du travail et le débat a rapidement tourné à la cacophonie.

Le vice-président du FN a notamment dénoncé l’intention d’Emmanuel Macron de réformer le droit du travail par ordonnance dans les premiers mois de son mandat s’il est élu. "C’est une précarisation terrible, a estimé Florian Philippot. […] C’est la loi El Khomri plus, par ordonnance, sans débat parlementaire. […] Nous sommes d’accord pour des accords par branche, avec une durée légale. Mais on refuse les 37 heures payées 35, comme propose Emmanuel Macron."

"Nous ne proposons pas ça, c’est un tissu de mensonge", s’est aussitôt emporté Richard Ferrand. "C’est au plus près du terrain que les salariés et les employeurs vont optimiser leur façon de travailler", a-t-il poursuivi. "Cela s’appelle précariser", a répondu Florian Philippot, en soulignant au passage l'appartenance de Richard Ferrand au PS depuis une vingtaine d’année, le qualifiant d’"apparatchik". "Vous êtes le lapin Duracell de la sottise",  a répondu le porte-parole d’Emmanuel Macron.

Regardez l'intégralité du débat entre Richard ferrand, secrétaire général du mouvement En Marche ! et Florian Phlippot, vice-président du FN, mercredi 3 mai sur franceinfo.


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