Pour Louis Aliot, François Fillon a "repris" les arguments du FN sur les attachés parlementaires

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L'eurodéputé et vice-président du Front national, invité mardi de franceinfo, assure que François Fillon a repris les arguments du FN sur l'affaire des assistants parlementaires du Parlement européen.  

Louis Aliot, vice-président du Front national (FN), invité mardi 7 février de franceinfo, accepte-t-il les "excuses" adressées aux Français par François Fillon lundi ? L'eurodéputé frontiste a estimé qu'elles font "partie d’un plan de communication pour tenter d’éteindre un incendie sur une situation que tout le monde connaissait et qui est sortie opportunément juste après la primaire".

Un "rouleau compresseur médiatique"

Pour Louis Aliot, "le calendrier, pour certains, est opportun". "Je ne vais pas accuser les médias mais un peu quand même. Il y a un rouleau compresseur médiatique", a-t-il déclaré.

Sur le travail des collaborateurs parlementaires, Louis Aliot estime que "personne n'est juge de ce travail, sauf à considérer que votre attaché parlementaire va tondre votre gazon, faire votre cuisine ou laver votre vaisselle, ce qui serait là un emploi fictif", ajoutant que "ses attachés parlementaires, vont chercher du courrier, reçoivent, vont à des rendez-vous".

Interrogé sur le fait qu'il reprenne en partie l'argumentaire de François Fillon lors de sa conférence de presse de lundi, Louis Aliot répond : "Non, c'est François Fillon qui a dit notre argumentation sur l'affaire précisément des assistants parlementaires de l'Europe."

Aulnay : le parti de "la présomption d'innocence"

Louis Aliot a commenté les développements de l'affaire d'Aulnay-sous-Bois, près de Paris, la mise en examen d'un policier pour viol et celle de trois de ses collègues pour violences volontaires en réunion. "Je ne suis pas un enquêteur. Apparemment, c'est quelque chose de grave qui s'est passé", a déclaré le député européen. Si les faits sont avérés, Louis Aliot demande que les policiers soient "sanctionnés à la hauteur de la gravité de ces actes-là". Mais en attendant, il "prend le parti de la présomption d'innocence".

Marine Le Pen se rend mardi devant le commissariat de police de Juvisy-sur-Orge (Essonne). "Ce n'est pas anodin", a déclaré Louis Aliot. "Mais on rappellera aussi que la police est astreinte à respecter la loi", a-t-il ajouté.

Une enquête européenne "fomentée par Martin Schultz"

Louis Aliot a commenté mardi sur franceinfo l'enquête de l'Office européen de lutte anti-fraude (Olaf) sur les assistants parlementaires des députés européens du FN, une "décision administrative du Parlement européen qui a été fomentée par Martin Schultz, qui est le patron des socialistes allemands". 

En 2015, les instances dirigeantes du Parlement européen ont émis des doutes sur la réalité du travail de 29 des assistants parlementaires du FN, occupant par ailleurs des postes stratégiques au sein du FN ou directement auprès de Marine Le Pen. Ils sont soupçonnés d'avoir fourni un travail pour le parti et non sur les dossiers européens. "Il n'y a pas une mission de l'assistant parlementaire, il y a une palette de missions que vous ne pouvez pas lister d'une manière réelle", répond Louis Aliot. Il pointe la "séparation des pouvoirs" pour contester la légitimité de l'enquête : "Si comme nous le demande le Parlement européen, ce que j'ai toujours refusé, de donner à la justice l'ensemble des pièces du travail du parlementaire avec ses assistants, il peut y avoir des choses qui sont couvertes par le secret professionnel."

Retrouvez l'intégralité de l'intervention de Louis Aliot sur franceinfo mardi 7 février 2017


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