"Ni chèque en blanc, ni opposition systématique" au gouvernement, annonce Thierry Solère

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Le député Les Républicains, chef de file des "constructifs", invité de franceinfo vendredi, a justifié son vote de confiance au gouvernement, malgré le classement administratif de son groupe dans l'opposition.  

Thierry Solère, député Les Républicains (LR) des Hauts-de-Seine, est membre du groupe des Constructifs : Républicains "Macron compatibles", UDI et Indépendants. Lui-même a voté la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe. Invité de franceinfo vendredi 7 juillet, Thierry Solère a justifié sa position par les promesses faites lors de sa campagne des législatives : "Je suis un député qui a dit à ses électeurs que si Emmanuel Macron avait une majorité, je voterai tous les textes qui vont dans le bon sens."

Thierry Solère a affirmé que son groupe veut changer les habitudes. "On ne veut pas faire comme d'habitude, s'opposer à tout ou bien être d'accord avec tout. Il n'y a pas de chèque en blanc donné au gouvernement mais il n'y a pas d'opposition systématique", a-t-il expliqué. "J'essaierai d'infléchir les mesures qui ne vont pas suffisamment loin et dans le bon sens et je m'opposerai à toutes celles qui me paraissent pas bonnes." À l'Assemblée nationale, ce comportement constructif "n'existe pas" a-t-il affirmé. "Dans la précédente législature, il y a eu la loi sur la restriction du cumul de mandats. Tous les candidats de la primaire de la droite avaient dit qu'il fallait en finir avec le cumul. Vous savez combien de députés de droite ont voté cette loi ? 4 sur les 200, dont moi", a-t-il lancé.

Retour du jour de carence : "une très bonne mesure"

Le député de Boulogne-Billancourt s'est dit "très favorable" au retour du jour de carence, le non-paiement du premier jour d'absence pour maladie, que le gouvernement souhaite remettre en place dans la fonction publique.

"Tout député Les Républicains qui viendrait sur ce plateau pour vous dire que ça ne serait pas une bonne mesure serait malhonnête intellectuellement parce qu'il a passé lui-même les cinq dernières années à réclamer à François Hollande que soit réintroduit ce jour de carence. C'est une très bonne mesure", a-t-il expliqué.

Et la réforme du Code du travail, aussi...

Thierry Solère s'est aussi réjoui de la réforme du Code du travail qui s'annonce : "Elle est, sauf à être de mauvaise foi pour l'homme de droite que je suis, exactement ce que nous attendions depuis des années. Est-elle différente de celle qu'aurait faite Alain Juppé ou François Fillon s'ils avaient gagné l'élection présidentielle ? Je ne le crois pas", a-t-il déclaré, ajoutant qu'elle est "nécessaire""Je suis très favorable à ce que le gouvernement la fasse. Je vais l'aider. Je vais m'opposer aux conservatismes qui dans la rue, dans la société, vont souhaiter que rien ne change que tout soit comme avant", a déclaré le député.

Par ailleurs, Thierry Solère a répondu aux critiques formulées par Eric Ciotti, député siégeant dans le groupe LR, qui l'avait qualifié de "professionnel de la trahison". "Ecoutez, on est en démocratie. C'est quoi son problème ? C'est que les députés à l'Assemblée nationale, qui ont eu à voter pour choisir leur questeur, n'ont pas voté pour lui ?", a-t-il lancé.

Regardez l'intégralité de l'entretien de Thierry Solère le 7 juillet 2017 sur franceinfo.

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