Eric Woerth : Donald Trump est un "grand danger pour le monde"

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Invité ce lundi de franceinfo, le secrétaire général du parti Les Républicains a réagi aux ennuis de santé d'Hillary Clinton, aux derniers rebondissements de l'affaire Bygmalion et à la polémique sur la lutte contre le terrorisme. Selon lui, le procureur de Paris tient des "propos politiques."

Hillary Clinton et Donald Trump sont au coude-à-coude dans la course à la présidentielle américaine. Ce week-end, la candidate démocrate a fait un malaise qui a obligé son équipe à révéler qu'elle souffrait d'une pneumonie.

"Je ne souhaite pas l'élection de Monsieur Trump", a déclaré lundi sur franceinfo, Eric Woerth. "C'est probablement un grand danger pour les Etats-Unis mais aussi pour le monde."

Marine Le Pen a lancé récemment un "Tout sauf Hillary Clinton". Pour Eric Woerth, "Marine Le Pen n'est pas à une bêtise près. Probablement, elle ressemble un peu à Trump. Hillary Clinton a fait un certain nombre d'erreurs, mais c'est émouvant de la voir s'effondrer devant sa voiture", a ajouté le député de l'Oise.

"Nicolas Sarkozy n'a jamais été mis en examen pour organiser un système de facturation au fond de l'affaire Bygmalion"

Dans une interview diffusée sur France 2, l'ex-cadre de Bygmalion Franck Attal charge Nicolas Sarkozy. L'affaire Bygmalion "est complètement folle", a réagi Eric Woerth. "Nicolas Sarkozy, on lui reproche d'avoir dépassé son compte de campagne, ce qui est la réalité. Nicolas Sarkozy a payé pour cela. Il n'a jamais été mis en examen pour organiser un système de facturation", a ajouté le député de l'Oise.

Eric Woerth, qui soutient l'ancien chef de l'Etat dans la primaire de la droite, dénonce une cabale judiciaire dans l'affaire Bygmalion. "Je fais confiance à la justice dans son ensemble. Après tel ou tel magistrat peut se tromper, compétent, pas compétent, animé par tel ou tel intérêt, je n'en sais rien. Les magistrats sont des hommes et des femmes comme les autres. De temps en temps, on a le droit de se poser des questions. Je trouve que cela fait beaucoup de choses."

Pour le secrétaire général du parti Les Républicains, Nicolas Sarkozy n'a rien à se reprocher "sinon le fait d'avoir dépassé son compte de campagne. Le président de la République, quand il est en même temps candidat, il ne suit pas son compte de campagne."

Dans son livre, Alain Juppé a estimé que "quand on est un chef, on doit bien sûr être sur la passerelle, mais on doit aussi s'intéresser à ce qui se passe en salle des machines." Réplique d'Eric Woerth : "Nicolas Sarkozy s'intéresse beaucoup à ce qui se passe en salle des machines lorsqu'il s'agit du fonctionnement de l'Etat."

"On veut mettre en adéquation l'état de droit avec l'état de fait, qui est un état de guerre"

La lutte contre le terrorisme sur le devant de la scène politique ce week-end. Nicolas Sarkozy a avancé des propositions dans le Journal du Dimanche et Manuel Valls lui a répondu qu'il se trompait "sur la méthode et sur la forme en faisant croire aux Français qu'avec lui il n'y aurait plus d'attentats."

"Nous avons des propositions plus radicales et cela peut provoquer débat, mais elles sont plus efficaces, plus fortes", a réagi lundi sur franceinfo, Eric Woerth, secrétaire général Les Républicains et député de l'Oise. "On veut mettre en adéquation l'Etat de droit avec l'état de fait, qui est un état de guerre.Pour se défendre il faut pouvoir mettre entre parenthèses un certain nombre de principes", a ajouté Eric Woerth, soutien de Nicolas Sarkozy dans la primaire de la droite.

"Les propos du procureur ce sont des propos politiques"

Nicolas Sarkozy veut placer en détention administrative les fichés S, alors que François Molins, le procureur de la République de Paris, expliquait au début du mois que cela était impossible. "Le procureur a parlé, mais ce n'est pas le rôle du procureur de faire cela. C'est un magistrat, il est tenu à un certain droit de réserve. Les propos du procureur ce sont des propos politiques", a estimé Eric Woerth.

"Je crois qu'il y a un certain nombre de fichés S dont la dangerosité doit être mesurée. A partir du moment, où elle est mesurée, ils doivent pouvoir être écartés de la vie sociale et de la vie civile sous contrôle judiciaire. C'est la prévention."

Pour Eric Woerth, "c'est un Etat qui s'adapte aux circonstances. Sinon vous courrez toujours après une actualité. Si on considère qu'il y a des individus dangereux, on les écarte de la société un certain temps. Les Etats démocratiques comme le nôtre, dans le cadre de leur pacte républicain, doivent pouvoir se défendre.


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