"Emmanuel Macron cherche à déstabiliser les partis démocratiques" juge Stéphane Le Foll

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Après l'entrée au gouvernement d'Olivier Dussopt, le député Nouvelle gauche, invité mercredi de franceinfo, met en garde contre la stratégie d'Emmanuel Macron, qui risque dit-il d'amener "les alternatives" politiques "vers les extrêmes".     

Stéphane Le Foll, député Nouvelle gauche de la Sarthe, invité mercredi de franceinfo, a réagi à l'entrée au gouvernement du socialiste, Olivier Dussopt, aussitôt écarté du parti. L'ancien ministre de l'Agriculture s'en est pris en priorité au chef de l'Etat. "Ça dit la force d'attraction d'Emmanuel Macron et sa stratégie, d'aller chercher et de continuer à déstabiliser les partis démocratiques", a-t-il déclaré.

"Est-ce une bonne politique à terme ?", s'est interrogé Stéphane le Foll, "je dis non". Si Emmanuel Macron continue ainsi, "les alternatives seront dans les extrêmes", met en garde Stéphane Le Foll, ajoutant que "ce n'est pas bon". Il explique aussi ce pouvoir, "la force d'attraction" parce que le PS est "dans un état de faiblesse. Cela dépend de notre faiblesse actuelle, temporaire".

Le calendrier français du glyphosate : "court"

Interrogé sur le glyphosate, l'herbicide controversé que la France souhaite interdire d'ici trois ans, malgré son prolongement pour cinq ans dans l'Union européenne, l'ancien ministre de l'Agriculture a déclaré que le délai souhaité par la France "lui semblait court".

"Si on va trop vite, on va chercher des molécules de substitution, la pire des solutions", a jugé Stéphane Le Foll, qui plaide en faveur d'"une mutation des modèles", afin de se passer des produits phytosanitaires, tout en rappelant qu'il est favorable à l'interdiction du glyphosate. "Au bout du compte, si on changeait nos modèles de production en étant performants économiquement et environnementalement, on serait plus compétitifs de manière globale", a affirmé le député socialiste.

La stratégie du PS avant les noms

Stéphane Le Foll a publié il y a une semaine une profession de foi dans laquelle il appelle à "refonder" le PS. Ce mercredi sur franceinfo, il a regretté que "les enjeux de postes et de personnes prennent le pas" sur la stratégie et le positionnement du parti. "Avant même de se dire candidat pour un poste, encore faut-il être capable de se dire : et si on avait ce poste, qu’est-ce qu’on ferait ?", explique-t-il. "Il faut le faire avec de la sincérité (...) Si c'est pour repartir avec des doutes sur ce que nous sommes, on va aller droit à la catastrophe. Sincérité, unité et vérité sur ce que nous sommes." Pour le poste de premier secrétaire du PS, "je déciderai en début d’année prochaine pour savoir si je suis candidat", -t-il précisé.

Regardez l'intégralité de l'entretien de Stéphane Le Foll sur franceinfo le 29 novembre 2017.

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