Conflits d'intérêts : "Qu'un médecin ne puisse pas parler des problèmes de santé, cela me parait dingue", estime Franck Riester

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Invité sur franceinfo mardi, Franck Riester, député Les Républicains de Seine-et-Marne, co-président du groupe "Les Constructifs", est notamment revenu sur la discussion à l'Assemblée des deux projets de loi de "confiance dans la vie publique".

"On commence la discussion, on verra si nos propositions seront retenues ou pas" par la majorité des députés, a réagi mardi 25 juillet Franck Riester, député Les Républicains de Seine-et-Marne, co-président du groupe "Les Constructifs", alors qu'a débuté à l'Assemblée la discussion des deux projets de loi dite de "confiance dans la vie publique".

Franck Riester invite à être "prudent"

"Sur l'histoire des conflits d'intérêts, je crois qu'il faut être prudent, malgré tout", a-t-il affirmé. "C'est important qu'il y ait beaucoup de transparence, qu'on sache ce qui est le parcours des responsables politiques, a-t-il poursuivi. "Mais en même temps, quelqu'un qui a des spécificités, une expérience, ne pourrait pas continuer à travailler sur ces sujets d'expérience à l'assemblée ou au gouvernement, qu'un médecin ne puisse pas parler des problèmes de santé, cela me parait dingue."

"On a besoin de gens qui connaissent leur sujet, explique le député Les Républicains de Seine-et-Marne. Attention de ne pas pousser le curseur trop loin pour faire de la démagogie. Cela risque de pénaliser la qualité des responsables politiques." Sur le même thème, Franck Riester estime cependant que la suppression de la réserve parlementaire était "une bonne chose" : "La réserve parlementaire était perçue, plutôt à tort par nos compatriotes, comme du clientélisme". Il rappelle toutefois qu'à ses yeux, elle s'avère un outil plus utile qu'il n'y paraît, puisqu'elle permet "à une commune ou une association de réaliser des projets". 

Interrogé sur ce point, Franck Riester a par ailleurs indiqué qu'il était "convaincu que l'on a besoin de mettre davantage de moyens dans la justice""Si vous mobilisez de l'argent dans la police pour avoir des gens sur terrain qui arrêtent des gens, et que leur dossier ne peut pas être traité par la justice parce qu'elle est exsangue, on va dans le mur", a-t-il expliqué. Le co-président du groupe "Les Constructifs" ajoute qu'il s'agit là d'une "réorientation importante que doit prendre en compte le gouvernement pour les années à venir".