Tirs devant une mosquée : Nicolas Bay (RN) nie tout lien entre le suspect et le Rassemblement national

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Nicolas Bay, eurodéputé et membre du Rassemblement national, est l'invité de franceinfo le 28 octobre 2019.

Invité de franceinfo, l'eurodéputé Nicolas Bay, membre du Rassemblement national (RN), a rejeté tout lien entre l'assaillant d'une mosquée à Bayonne qui a fait deux blessés lundi 28 octobre avec son parti d'extrême droite.

"Je n’ai pas d’informations sur ses motivations. Nous condamnons avec la plus grande fermeté toutes les violences d’une manière générale. En politique comme ailleurs, elles sont absolument condamnables. Cette personne a été adhérente il y a quelques années au RN. Un parmi les 8 000 candidats que nous avons présentés aux élections départementales. Il est parti du RN parce que, semble-t-il, il avait des idées qui n’avaient rien à voir avec les nôtres."

Comparaison avec la tuerie de Nanterre

Nicolas Bay compare l'attaque de la mosquée de Bayonne survenue aujourd'hui, à la tuerie de Nanterre, qui avait fait 8 morts en 2002. "Quand il y a quelques années, un adhérent des Verts a décimé la moitié du Conseil municipal de Nanterre, il n'est venu à l’esprit de personnes de dire que c’était le parti EELV qui était responsable !", s'exclame le vice-président du parti européen Identité et démocratie (ID). "On n’est jamais à l’abri d’avoir quelqu’un qui ne partage pas nos idées et nos valeurs. Et qui prend sa carte dans nos rangs."

Contrairement à Jean-Luc Mélenchon qui parle de "harcèlement contre les musulmans qui a produit son effet" sur Twitter, Nicolas Bay ne pense pas qu’il y a un lien entre l'attaque d'aujourd'hui et le débat public actuel autour de l’islam en France. "Ça me semble farfelu et irresponsable de faire un lien."

Ni que les propos tenus par le RN à l’encontre des musulmans français peuvent pousser certaines personnes à un acte meurtrier. "Tant qu’il y a un problème, on en parlera et c’est notre rôle. Notre rôle, c’est de dire la vérité et ne pas se réfugier dans une espèce de déni. Ceux qui respectent les lois de la République et la laïcité n’ont rien à craindre."

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