Taxe carbone : "On ne s'est pas trompés sur l'ambition écologique, on s'est trompés dans la séquence et sur la méthode", estime un député LREM

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Jean-Baptiste Djebbari, député LREM de la Haute-Vienne, était l'invité de franceinfo mardi 12 février. 

"On ne s'est pas trompés sur l'ambition écologique, on s'est probablement trompés dans la séquence, sur la méthode et sur la dynamique de ces mesures", a affirmé mardi 12 février sur franceinfo Jean-Baptiste Djebbari, député LREM de la Haute-Vienne, porte-parole du groupe et spécialiste des transports à l'Assemblée nationale, à propos d'une éventuelle hausse de la taxe carbone en 2020. Il répondait aux propos tenus mardi matin sur Europe 1 par François de Rugy, ministre de l'Environnement et qui sous-entendait un possible retour de la taxe carbone.

"Prenons le temps d'avoir un débat complet et à la fin tirons-en les conséquences. La taxe carbone c'est un outil parmi d'autres outils, vous avez la prime à la conversion, le chèque énergie sur d'autres sujets, on parle de rénovation thermique des bâtiments etc.", a poursuivi le député. "Moi ça me paraît trop tôt [de reparler de la taxe carbone] parce que les gens veulent remettre du sens sur les impôts qu'ils payent, ils ne sont pas contre l'impôt, ils veulent comprendre pourquoi ils payent, pour quel service public, comment ça contribue à l'environnement", a continué Jean-Baptiste Djebbari. 

On est une usine en France à fabriquer des impôts compliqués pour répondre à des problématiques politiques. Sur les dix dernières années, on a créé 8 000 taxes, modifié plus de 1 300 taxes et supprimé 600 taxes, on a un maquis de taxes et d'impôts. Donc aujourd'hui il faut d'abord simplifier, clarifier

Jean-Baptiste Djebbari

à franceinfo

Selon le député LREM, il faut affecter l'argent récolté "à la transition écologique de manière à ce que ce soit plus claire et que les personnes voient où vont leur contribution", a-t-il conclu.

La taxe carbone et la hausse des carburants avait été la mesure du gouvernement qui avait conduit les "gilets jaunes" dans la rue en novembre dernier. Cette mesure prévue le 1er janvier avait été annulée en décembre en réponse aux manifestations des manifestants.

Vous êtes à nouveau en ligne