Retraites : cette "journée de mobilisation énorme" est "un triple échec pour le gouvernement", estime Ian Brossat

Ian Brossat souhaite la poursuite du mouvement et "le retrait" de la réforme des retraites.

Entre 806 000 personnes, selon le ministère de l'Intérieur et 1,5 million d'après la CGT ont manifesté jeudi 5 décembre contre la réforme des retraites en France. "Une énorme journée de mobilisation, a réagi jeudi soir sur franceinfo Ian Brossat, porte-parole du Parti communiste français et adjoint à la maire de Paris. Il y avait du monde dans la rue à Paris, du monde partout en France. C'est un triple échec pour le gouvernement." 

Un échec parce qu'il y avait du monde en grève, un échec parce qu'il y avait du monde dans ces manifestations et un échec parce qu'il y a un soutien massif de l'opinion à cette mobilisation.

Ian Brossat, porte-parole du Parti communiste français

à franceinfo

Le porte-parole du PCF pense que "le Premier ministre se tromperait s'il ne prenait pas la mesure de la grande colère qui ceux qui manifestaient aujourd'hui, colère face à la réforme des retraites et face à l'ensemble des réformes injustes qui ont été mises en place par le gouvernement depuis deux ans."

Ian Brossat souhaite la poursuite du mouvement "et le retrait de cette réforme parce qu'elle se traduira par une baisse des pensions, et ça les Français l'ont bien compris. Les organisations syndicales ont, je crois à juste titre, décidé de poursuivre le mouvement, puisque le gouvernement reste droit dans ses bottes (…) La responsabilité de la grève est imputable au gouvernement et uniquement au gouvernement."

J.-B Djebbari et J.-M Blanquer tentent des "diversions incoyables" 

L'élu parisien conteste par ailleurs les propos du secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, qui a accusé la maire PS de Paris de s'opposer à ce que des "cars Macron" puissent faire du cabotage dans la capitale. "Ca n'est pas vrai. On croit qu'avec 50 cars Macron, on va remplacer tous les trains et métros à Paris, c'est une blague ? Soit il est complétement incompétent (..) soit il est simplement dans la communication politique."

Interrogé sur les propos du ministre de l'Éducation nationale qui a regretté que la moitié des écoles parisiennes n'assurent aucun accueil des enfants, Ian Brossat estime avoir "affaire à une espèce de tentative de diversion incroyable du ministre de l'Éducation nationale et du secrétaire d'État aux Transports, qui nous expliquent que s'il y a des dysfonctionnements dans le service public, c'est de la faute de la maire de Paris, mais on rêve !"

L'élu communiste poursuit : "c'est un petit jeu politique minable et provocateur qui n'a aucun sens (…) Je sais que maintenant quand il pleut ou quand il neige, c'est de la faute d'Anne Hidalgo. Maintenant on nous explique que s'il y a des cheminots ou des agents de la RATP en grève, c'est de la faute d'Anne Hidalgo aussi. Non, c'est de la faute du gouvernement, qui a décidé de mettre en place cette réforme des retraites injustes."

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