Rentrée scolaire sous tension : "L’essentiel, c’est d’agir", assure le secrétaire d’État Gabriel Attal

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Gabriel Attal, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse, est l'invité politique du 18h50.

"L’essentiel, c’est d’agir", assure Gabriel Attal, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse sur franceinfo ce jeudi 29 août, alors que la rentrée scolaire s'annonce tendue et que la popularité de Jean-Michel Blanquer s'effrite. La popularité du ministre de l’Éducation nationale s’effondre de 16 points par rapport à février 2018, selon un sondage Odoxa Dentsu consulting pour franceinfo et Le Figaro publié ce jeudi.

450 000 écoliers en classe dédoublée à la rentrée

"Quand on est responsable politique, si on scrute chaque jour sa cote de popularité, on ne s’en sort plus. L’essentiel, c’est d’agir. Et Jean-Michel Blanquer, il agit et il est en train de transformer notre système éducatif. En mettant la priorité, sur le primaire, le premier degré, avec des moyens fondamentaux. Il y a 450 000 élèves qui vont entrer dans une classe de CP-CE1 dédoublée, parce qu’ils vivent dans des quartiers difficiles", explique-t-il. "Par définition, c’est toujours difficile de bousculer un système qui veut transformer les choses", poursuit le Secrétaire d'État.

Gabriel Attal a tenu également à défendre "à 200%", la réforme du lycée qui prévoit la suppression des filières S, ES et L. Cette réforme est majoritairement rejetée (54%) par les Français interrogés dans le sondage Odoxa Dentsu consulting pour franceinfon et Le Figaro. Le Secrétaire d'État estime que la disparition des filières permet aux jeunes de construire "à la carte leur parcours".

Un changement de système pour plus de spécialisation

"On change de système totalement, donc forcément ça peut faire poser de questions à certains. Mais, les Français savent que ces filières ne représentaient plus grand-chose. Avec cette filière S, qui était considéré comme la filière d’excellence, un peu généraliste, alors que l’essentiel des jeunes qui y allaient ne se destinaient pas à des filières scientifiques, on change ce système-là pour aller vers davantage de spécialisation", assure-t-il. Le Secrétaire d'État rappelle que cette étude montre également "qu’une grande partie des mesures de la réforme du lycée sont validées par les Français, notamment le contrôle continu qui a pu faire débat".

Quant au risque de mobilisation syndicale pour la rentrée, "il y a un dialogue qui n’est pas rompu avec les enseignants. Jean-Michel Blanquer les a reçus en début de semaine. Ça va se poursuivre, on s’adapte. Il y a eu des inquiétudes qui ont été émises par les syndicats, par exemple sur la réforme du lycée. Le ministre a annoncé la mise en place d’un comité de suivi, dans lequel ils seront présents, ils pourront faire des propositions si nécessaire et donc on travaille main dans la main avec eux".

Vous êtes à nouveau en ligne