"Pour être maire d'une ville", comme Paris, il faut savoir "dépasser les clivages", estime Pierre-Yves Bournazel

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Le député Agir-Les Constructifs de Paris était l'invité du 19h20 Politique de franceinfo, lundi soir.

Pierre-Yves Bournazel a quitté le groupe Les Républicains pour créer "100% Paris". Toutefois, le député Agir-Les Constructifs de Paris et candidat aux élections municipales à la mairie de Paris refuse de parler de "scission", lundi 1er juillet sur franceinfo.

franceinfo : Plusieurs élus de la droite à Paris ont claqué la porte des Républicains pour rejoindre votre nouveau groupe "100% Paris", pourquoi cette scission ?

Pierre-Yves Bournazel : Ce n’est pas une scission, c’est une offre positive de rassemblement large, avec des élus venus de la droite comme du centre et d’Agir, c’est-à-dire des élus modérés mais profondément légitimes, ancrés sur le terrain. Nous croyions que l’alternance à Anne Hidalgo se fera à partir du terrain. Que veut-on faire de Paris dans les 10 ans qui viennent ? Par exemple le défi écologique, c’est un défi qui n’est ni de gauche, ni de droite. Lorsque je suis le seul député parisien a voté à l’Assemblée nationale l’interdiction du glyphosate, je le fais avec Delphine Batho qui vient du parti socialiste et qui est aujourd’hui à Génération écologie ou avec Matthieu Orphelin et d’autres parlementaires.

Y-a-t-il vraiment un espace pour vous ?

Ma singularité c'est que je suis élu depuis 11 ans à Paris, dans le XVIIIe arrondissement, où j'ai beaucoup appris, beaucoup compris. Pour être maire d'une ville il faut la connaître profondément et il faut savoir dépasser les clivages, surtout pour une ville. Savoir ce qu’on veut garder de madame Hidalgo et ce que l’on doit changer. Et ce que l’on doit changer, c’est la gouvernance. Il faut associer les citoyens, le monde économique, le monde culturel, la société civile à la prise de décision. Une rue doit être propre, les travaux doivent être organisés à Paris, nos rues doivent être sûres et il faut aussi engager l’avenir de notre ville sur des grandes questions comme le défi écologique. Notre seul intérêt, c’est le service de Paris.

La répartition des postes clés de l’UE est un échec. Est-ce une manière d'éloigner un peu plus les citoyens de l'Europe ?

Pierre-Yves Bournazel : Je suis profondément européen et j’ai envie qu’on sorte de cette mini-crise par le haut, mais l’Europe c’est un compromis et la France parle fort. Je m’en réjouis. Le président de la République a envie de faire entendre la voix de la France, trouver un compromis et veut une incarnation forte de l’Europe. C’est plutôt bien. Il faut absolument considérer que le couple franco-allemand est majeur pour que l’Europe fonctionne. Il faut que la France et l’Allemagne puissent se mettre d’accord pour rassembler plus largement nos amis européens, pour faire avancer les décisions pour, notamment, la future commission.

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