Mise en examen de Richard Ferrand : "Je ne comprends pas comment des gens intelligents peuvent devenir bêtes", déclare Nicolas Dupont-Aignan

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Le président de Debout la France était l'invité du 18h50 de franceinfo jeudi.

"Ce que je ne comprends pas, c'est comment des gens intelligents qui sont au pouvoir peuvent devenir bêtes ou manquer de bon sens élémentaire", a réagi jeudi 12 septembre sur franceinfo Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, député de l’Essonne, après la mise en examen de Richard Ferrand. Le président LREM de l'Assemblée nationale a été mis en examen dans la nuit de mercredi à jeudi pour "prise illégale d'intérêts" dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne. Edouard Philippe assure ce dernier de son "soutien total" et de sa "confiance dans la capacité qu'il a à faire valoir son innocence". "Il peut continuer à assurer la présidence de l'Assemblée nationale dans de bonnes conditions", estime le Premier ministre.

"C'est surréaliste", s'est offusqué Nicolas Dupont-Aignan. "Ce n'est pas parce que Richard Ferrand est loyal auprès du chef de l'Etat qu'il doit rester en fonction, mis en examen pour prise illégale d'intérêt, à la tête du Parlement français, c'est-à-dire la quatrième fonction du pays", a-t-il affirmé.

Appel à la démission

"Ce que je demande à Richard Ferrand, ce n'est pas de démissionner de son mandat de parlementaire, c'est de ne plus être le président de l'Assemblée qui représente tous les parlementaires aux yeux des Français et du monde entier, parce qu'au moment où il y a une telle crise de confiance entre les Français et la politique, laisser Richard Ferrand mis en examen se débattre dans cette affaire judiciaire à cette fonction discrédite tous les parlementaires", a-t-il expliqué.

Nicolas Dupont-Aignan s'est dit persuadé que Richard Ferrand allait se retirer : "Encore une fois, il a le droit d'assumer sa défense, on n'a pas le droit de le condamner d'avance, mais il se retire comme l'ont fait quantité de ministres, et vous verrez, il le fera dans quelques jours ou quelques semaines. C'est tellement du bon sens. (...) Je demande qu'on applique une jurisprudence de 26 ans de bon sens et que Richard Ferrand redeviendra président de l'Assemblée s'il est innocenté, ce sera la moindre des choses, et s'il est coupable, heureusement qu'il aura démissionné, je n'en sais rien."

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