Malaise des policiers : "Il faut qu'on réenchante ce métier", estime le député LREM Jean-Michel Fauvergue

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Michel Fauvergue, député LREM et ancien patron du RAID était l'invité de franceinfo le mercredi 2 octobre.

"Il faut qu'on réenchante le métier de policier", a estimé Jean-Michel Fauvergue, député La République en marche de Seine-et-Marne, mercredi 2 septembre sur franceinfo, alors que 27 000 policiers ont manifesté dans l'après-midi à Paris pour dénoncer leurs conditions de travail.

"Le métier de policier c'est le plus beau métier du monde. Il faut qu'on réenchante ce métier. On ne peut pas se passer d'une police qui protège le citoyen", a expliqué l'ancien patron du Raid. "Si on veut une police qui soit efficace, il faut que les policiers soient sereins, qu'ils puissent exercer leur travail avec la passion qu'on leur connaît."

"Aujourd'hui, quand un policier arrête un agresseur, ce dernier va sortir du commissariat plus vite que lui"

"Il y a eu des efforts ces deux dernières années, avec un milliard d'euros investis pour les bâtiments et les véhicules dans la gendarmerie et la police, mais cela n'est pas assez car cela date de dizaines et de dizaines d'années", a détaillé Jean-Michel Fauvergue. "Mais ce n'est pas qu'une histoire de matériel, c'est une histoire de perte de sens. Aujourd'hui, quand un policier arrête un agresseur, ce dernier va sortir du commissariat plus vite que lui. Il y a quand même quelque chose qui ne va pas. À un certain moment, il va falloir s'attaquer à la réponse pénale. Il y a aussi le non-respect des policiers par une partie de la population, par une partie de la classe politique. Je pense à Jean-Luc Mélenchon. Et je ne lui adresserai pas la parole après ça."

Remettre de l'ordre au sein de la "maison"

Le député LREM estime aussi qu'il ne faut pas d'effectifs supplémentaires, mais il plaide pour une réorganisation. "Il faut réformer les forces de sécurité du ministère de l'Intérieur", a-t-il expliqué. "Si vous ajoutez police et gendarmerie, la France est un des pays les plus fliqués d'Europe. Pourtant, on a des problèmes d'effectifs car ces effectifs sont pris à des tâches de bureau, et car vous avez des unités en double, en triple, en quadruple, avec la préfecture de police de Paris, la direction générale de la gendarmerie nationale, la direction générale de la police nationale. Il faut arriver à mettre de l'ordre dans cette maison."

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