Loi climat : "Il n'y a pas à rougir de ce texte" selon le député européen LREM Pascal Canfin, même s'il "faut probablement le renforcer"

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Le gouvernement fait face aux critiques des écologistes après la présentation de son projet de loi "Climat et résilience".

"Il n'y a pas à rougir de ce texte de loi", a déclaré mercredi 10 février sur franceinfo Pascal Canfin, député européen La République en Marche-Renaissance et ancien directeur général de WWF France, alors que le gouvernement fait face aux critiques des écologistes après la présentation de son projet de loi "Climat et résilience".

"Je pense qu'il faut encore aller plus loin. Mais il n'y a pas à rougir de ce texte de loi. Nous avons d'un côté un texte qu'il faut probablement encore renforcer. Je pense que les députés à l'Assemblée nationale pourront durcir le texte, renforcer son ambition sur certains aspects". Pascal Canfin explique : "Mais de là à dire que ce serait un texte qu'il serait honteux de défendre, c'est totalement excessif et caricatural puisque c'est le texte qui vient compléter l'arsenal des mesures qui ont été prises depuis le début de ce quinquennat".

Des mesures "inédites en Europe"

Pascal Canfin s'emporte contre les critiques, notamment des écologistes. "Ce qui me désole, c'est que nous avons en France un mouvement écologiste qui refuse d'assumer une forme de complexité, qui est dans la radicalité permanente, dans la surenchère permanente, mais qui n'assume pas ce qui est, je pense, le cœur de ce qu'attendent les Français". Selon le député européenn : "Beaucoup des mesures qui figurent dans la loi sur la convention citoyenne sur le climat sont des mesures absolument inédites partout en Europe, voire partout dans le monde".

Pascal Canfin rappelle également qu'à partir de 2028, "il n'est plus possible de louer des passoires thermiques". Et il préfère que la mesure prenne son temps : "Notamment sur l'isolation des bâtiments, si on met des obligations aux Français sans mettre les solutions en face, alors on a le risque d'avoir la création des gilets jaunes du logement. Et moi, ma position est simple, c'est le maximum d'ambition pour transformer, mais ne pas fracturer la société."

"Nous nous donnons trois mois pour négocier avec les banques, avec la Caisse des dépôts, avec les artisans, les collectivités locales, avec Engie, EDF et toutes les entreprises qui nous fournissent de l'énergie" conclut Pascal Canfin.

Vous êtes à nouveau en ligne