Le "tournant vert" d'Emmanuel Macron : "À force de tourner, il est revenu au point de départ", affirme Audrey Pulvar

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La candidate aux élections municipales à Paris sur la liste "Paris en commun" d'Anne Hidalgo souligne "un double discours" et de "l'incohérence" entre le chef de l'Etat et les députés de la majorité.

Emmanuel Macron a présidé un Conseil de défense écologique mercredi 12 février où des mesures en faveur de l'écologie et de la biodiversité ont été annoncées, marquant "un tournant vert" du président de la République.

"À force de tourner, je crois qu'il a fait un tour sur lui-même et qu'il est revenu au point de départ", a commenté sur franceinfo Audrey Pulvar, candidate aux élections municipales à Paris sur la liste "Paris en commun" d'Anne Hidalgo. "Depuis 2017, cela fait plusieurs fois qu'on nous annonce la conversion écologique du président, l'engagement écologique du président. Il a été nommé champion de la Terre par l'Onu", rappelle Audrey Pulvar.

"Un double discours"

La candidate aux municipales se pose "la question de la cohérence" des actes et des déclarations du président de la République. Emmanuel Macron est à Chamonix (Haute-Savoie) où il va "constater le recul du glacier sur la Mer de Glace". Mais Audrey Pulvar pointe une contradiction : "le même jour, les députés européens La République en marche votent l'entrée en vigueur de l'accord de nouvelle génération bilatéral entre la France et le Vietnam qui est aussi préjudiciable, sinon plus, au climat et à la biodiversité que le CETA".

Pour Audrey Pulvar, "on ne peut pas à la fois dire à Paris, je m'engage pour la préservation de la biodiversité sur le Mont Blanc, contre le réchauffement climatique, et au parlement européen laisser les députés LREM voter pour l'entrée en vigueur d'un accord bilatéral qui est extrêmement climaticide et dénoncé par l'ensemble des militants écologistes". Elle souligne "un double discours" et de "l'incohérence".

Les mesures annoncées par Emmanuel Macron lors du Conseil de défense écologique "sont des petits pas", estime Audrey Pulvar. Car, le chef de l'Etat "continue de promouvoir l'énergie nucléaire et d'aider très peu au développement des énergies renouvelables, malgré la compétitivité des énergies renouvelables, malgré le danger et le coût astronomique de l'énergie nucléaire civile". Elle regrette dans le même temps que le président ne mette "pas en place un grand plan de rénovation énergétique du bâtiment pour dégager du pouvoir d'achat, notamment pour les 11 millions de personnes en situation de précarité énergétique dans le pays." Tout cela "est de la poudre aux yeux", ajoute Audrey Pulvar.

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