Le plan immigration est "sans ambition, il manque des mesures fortes sur l'intégration", estime le président du Printemps Républicain

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Amine El Khatmi, président du Printemps Républicain, est l'invité de franceinfo le 6 novembre 2019.

L'instauration de quotas d'immigration professionnelle pour faire face aux difficultés de recrutement n'est pas la solution, estime mercredi 6 novembre sur franceinfo Amine El Khatmi, président du Printemps Républicain, conseiller municipal PS d’Avignon et auteur de Combats pour la France."Le président de la République n'a pas apaisé les attentes. C'est un plan sans ambition, avec des mesures qui m'interpellent et m'inquiètent." Le gouvernement a évoqué un délai de carence de trois mois pour l'accès des demandeurs d'asile à la protection universelle maladie (PUMa). "C'est une affaire injuste", affirme Amine El Khatmi. "Il manque des mesures fortes sur l'intégration."

Le gouvernement aborde la question de l'immigration à quelques mois des élections municipales. Ce n'est pas tout à fait un hasard, selon Amine El Khatmi. "Sans doute qu'il y a une arrière-pensée. La responsabilité du pouvoir, c'est d'apporter des réponses ambitieuses et force est de constater que ce plan ne l'est pas."

"Une trahison historique"

La marche contre l'islamophobie, organisée dimanche 10 novembre à Paris, "est une trahison historique, irréparable, impardonnable", continue le président du Printemps Républicain. Il dit vouloir se battre contre "cette idée de l'islamophobie qui dit qu'on ne peut pas se moquer des religions".

"Je n'ai pas oublié pourquoi j'ai manifesté le 11 janvier 2015. J'ai manifesté parce que quatre jours auparavant, des personnes, qui étaient des amoureux de la liberté d'expression, des héros, ont été lâchement assassinés par quelques cerveaux malades parce qu'ils se sont moqués d'une religion", explique Amine El Khatmi. "La haine contre les musulmans me révulse, mais je veux que dans ce pays nous gardions le droit de nous moquer des religions."

"Je ne pardonnerai jamais à monsieur Mélenchon"

Parmi les personnalités appelant à défiler à Paris, on trouve le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon ou encore le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez. "Lorsqu'une partie de la gauche va manifester avec des islamistes autour d'un mot d'ordre, l'islamophobie, qui est le refus d'une critique de la religion, je le dis, c'est une trahison de l'esprit Charlie et c'est la trahison pour la liberté de conscience. Je ne pardonnerai jamais à monsieur Mélenchon et aux siens d'avoir trahi tous ces combats", insiste Amine El Khatmi.

Une cinquantaine de personnalités ont lancé un appel à manifester le 10 novembre à Paris pour dire "STOP à l'islamophobie" et à la "stigmatisation grandissante" des musulmans, après l'attaque d'une mosquée à Bayonne et de nouvelles tensions autour du voile.

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