"Il y a un décalage flagrant entre le discours d'Édouard Philippe et la réalité crue du monde réel", selon Ugo Bernalicis

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"Il va falloir le remettre les pieds sur terre", affirme le député insoumis du Nord à propos du Premier ministre.

"Il y a un décalage flagrant entre le discours de ceux qui nous gouvernent et la réalité crue du monde réel", a déclaré mercredi 12 juin sur franceinfo Ugo Bernalicis, député La France insoumise du Nord, après le discours de politique générale d'Édouard Philippe devant l'Assemblée nationale.

"C'est effarant. Il va falloir le remettre les pieds sur terre et c'est ce qu'ont tenté de faire les "gilets jaunes", ce que l'on tente de faire. Clairement, ce n'était pas un discours de politique générale mais un discours de calendrier général."

La PMA sera débattue en septembre, a annoncé Édouard Philippe. "On sera au rendez-vous pour être sur la position a maxima. Mais j'ai l'impression que dans ce texte [de loi bioéthique] il n'y aura plus que la PMA alors qu'on était censé avoir tout un volet sur le droit à mourir dans la dignité. Si ce n'est pas dans le texte, c'est dommage", a déclaré Ugo Bernalicis.

"On ne fait qu'apauvrir l'État", dénonce Ugo Bernalicis à propos de la réforme des impôts

Concernant les impôts, le problème c'est "qu'on augmente pas ceux des plus riches. On ne touche pas à la répartition de la richesse, on ne fait qu'appauvrir l'État et après on va nous expliquer qu'il faut fermer des services publics, numériser, parce qu'il n'y a plus de sous."

En matière de retraite, Édouard Philippe a parlé d'âge pivot. La future réforme des retraites maintiendra "la possibilité d'un départ à 62 ans" mais l'exécutif définira "un âge d'équilibre" afin de pousser les Français à "travailler plus longtemps".

Ugo Bernalicis a expliqué que "c'est déjà le cas. Vous avez un âge légal de départ à la retraite et vous avez un âge effectif. On voit aujourd'hui que les gens partent après 63 ans à la retraite." Ce que propose Édouard Philippe "ce n'est pas la liberté, c'est ne pas mettre les moyens dans le système de retraite pour contraindre les gens", a estimé le député de La France insoumise.

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