"Il faut généraliser le permis de louer", estime le président de Seine-Saint-Denis, qui demande aussi un encadrement des loyers

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Stéphane Troussel était l'invité du 19h20 politique de franceinfo mercredi.

"Je crois que le permis de louer est une bonne mesure, donc il faut le généraliser dans les territoires où cette question est posée mais on a besoin aussi d'un encadrement des loyers parce que ces logements insalubres sont aussi le résultat de logements trop rares et trop chers", a affirmé le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, invité du 19h20 politique de franceinfo mercredi 9 janvier.

Il voit dans le permis de louer une mesure qui "permet aux communes d'aller vérifier les conditions d'habitat et le niveau de loyer". Stéphane Roussel estime par ailleurs que c'est parce qu'il n'y a pas d'encadrement des loyers que les "propriétaires pratiquent des tarifs prohibitifs avec un secteur du logement - notamment privé - qui a vu ses prix augmenter mais qui ne permet pas aux familles modestes, fragiles, pauvres, de se loger".

"Affaiblissement" du secteur des HLM

"J'en ai un peu assez qu'on verse des larmes de crocodile à chaque drame de l'habitat insalubre quand le secteur du logement social est en train d'être considérablement affaibli. Le gouvernement a pillé les HLM, baissé les APL et les collectivités locales sont en difficulté. C'est extraordinaire que le gouvernement pille les ressources des HLM qui est pourtant le seul secteur dont les loyers sont régulés, et donc qui permettent l'accès des ménages les plus fragiles au logement", poursuit le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis.

Stéphane Troussel estime également que, "notamment dans un département comme le mien où la part du logement privé indigne est trop importante, la justice est trop faiblement dotée en moyens pour aller au bout des procédures, pour traquer, pour détecter un certain nombre d'évolutions dans le parc de logements privé. Par ailleurs, il y a à la fois les moyens de la justice, qui sont insuffisants pour traquer et faire condamner ces propriétaires, mais il y a aussi les moyens des collectivités locales."

Manque de moyens

"La réalité, c'est que bien souvent ce parc de logements indignes est dans des territoires pauvres avec des collectivités locales qui ont moins de moyens que d'autres pour aller repérer les situations quand elles commencent à émerger et pour reloger les familles", déplore-t-il. "Ça demande des moyens très conséquents pour loger la famille et pour faire des opérations d'éradication d'habitats indignes. Cette cause du logement insalubre doit être une grande cause nationale avec des objectifs fixés et des moyens d'action déployés."

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