Crise en Allemagne : "Je suis très inquiet par ce qui se passe en Allemagne", explique l'eurodéputé Sandro Gozi

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Sandro Gozi, eurodéputé Renaissance/LREM, et ancien secrétaire d’État italien aux Affaires européennes était l'invité du "18h50 franceinfo"

"Je suis très inquiet par ce qui se passe en Allemagne", a réagi lundi soir sur franceinfo Sandro Gozi, eurodéputé Renaissance/LREM, et ancien secrétaire d’État italien aux Affaires européennes, après la crise qui touche la CDU, le parti de la chancelière allemande Angela Merkel. Annegret Kramp-Karrenbauer, présidente de l'Union chrétienne-démocrate, a renoncé à briguer la succession d'Angel Merkel, après l'alliance scellée entre la CDU et le parti d'extrême droite AfD dans le Land de Thuringe.

"J'ai vu déjà les dégâts que les nationalismes peuvent faire dans mon pays, avec la montée en puissance de la Ligue et des post-fascistes, rappelle l'ancien secrétaire d’État italien. Dans une République profondément démocratique comme l'Allemagne, ouvrir à un mouvement extrémiste comme Alternative für Deutschland, (AfD), c'est une forte inquiétude."

Il se dit "d'autant plus inquiet", après les "secousses dans la politique intérieure allemande, avec la démission de la de secrétaire de la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer, qui est un peu liée à ce débat". Mais Sandro Gozi assure avoir "confiance" dans l'Allemagne et "dans l'esprit profondément démocratique des Allemands, mais il faut réagir. Il y a eu des réactions à Berlin et en Allemagne contre cette ouverture qui est très dangereuse".

"Le couple franco-allemand n'est plus suffisant"

Dans ce contexte, la question du couple franco-allemand est sur la table. Il n'est "plus suffisant" au sein de l'Union européenne, selon Sandro Gozi. "Le couple franco-allemand est sans doute nécessaire mais n'est plus suffisant, explique-t-il. Il faut construire une Europe par groupe de pays, de leaders. Il faut avancer par des groupes de pays qui aient la volonté politique de bâtir l'Europe qu'il nous faut, sans doute France Allemagne, mais aussi d'autres pays."

Sandro Gozi rappelle qu'il y a un an, la relation entre la France et l'Italie était "au plus bas" : "Emmanuel Macron a rappelé l'ambassadeur français à Rome suite aux provocations de Salvini et Di Maio. Un an après, on prépare le sommet bilatéral italo-français le 27 février à Naples. J'espère que l'Italie reviendra dans le jeu européen et pourra devenir un allié important pour la volonté réformatrice d'Emmanuel Macron". Car selon lui, "Emmanuel Macron, c'est le seul leader européen qui a du courage, qui veut construire une Europe qui devienne une puissance du changement. Jusqu'à présent la réponse des autres leaders a été timides, frileuse, tiède. On ne peut pas imputer à Emmanuel Macron la frilosité des autres".

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