Attentat du 13-Novembre : "Tous les policiers qui ont pénétré" dans le Bataclan "ont mis un pied en enfer" se souvient Jean-Michel Fauvergue

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Le député LREM, ancien patron du Raid a lui-même participé à l'assaut de la salle de spectacle, il y a quatre ans jour pour jour, mercredi. Il se souvient.

"Tous les policiers du Raid et de la BRI qui ont pénétré" dans le Bataclan "ont mis un pied en enfer", s'est souvenu, mercredi 13 novembre sur franceinfo, Jean-Michel Fauvergue, député LREM de Seine-et-Marne et ancien patron du Raid. 

"Ce pied en enfer, on ne l'oublie pas. On a toujours la tête prise par cela", explique l'élu qui a lui-même participé à l'assaut du Bataclan le 13 novembre 2015Jean-Michel Fauvergue évoque "la mort" qui a "un bruit, une odeur."

Personne n'est préparé à ça. Même les militaires les plus endurcis. Vous n'êtes pas préparés à cela".

Jean-Michel Fauvergue

sur franceinfo

L'ancien patron du Raid se dit "solidaire avec les victimes, les familles des victimes". Mais il assure qu'il est "difficile" de parler de l'attentat du Bataclan. "J'ai plus de facilité à parler de Vincennes, parce qu'on a sauvé des vies. Là, on a aussi sauvé des vies, mais c'est allé tellement vite. Tout était fini".

Jean-Michel Fauvergue estime que ceux qui ont vécu cette soirée doivent "en parler plus. Pas de manière morbide, mais parler de ces élans de solidarité". Il retient ces gens "qui sont sortis de chez eux, qui ont fait des points de compression à des blessés, qui ont sauvé des vies. J'ai vu des gens se précipiter malgré le danger".

Les policiers héros et cibles en même temps

L'ancien patron du Raid assure qu'aujourd'hui, la violence "est partout. Ce n'est pas que les attentats terroristes". La violence "s'est distillée dans la société". Elle s'exerce sur le maintien de l'ordre, "avec les ultra-gauches, les ultra-droites qui sont dans les manifestations dont le but est de venir casser, d'esquinter des gens, tuer du policier ou du gendarme".

Le député LREM évoque les violences qui ont eu lieu en marge des manifestations en soutien à l'étudiant qui s'est immolé vendredi devant un restaurant universitaire de Lyon. Face à cela, "le choix, c'est la violence, ou continuer notre route démocratique. Ce sont ces valeurs-là qu'on a défendu, aussi, en entrant dans le Bataclan". Jean-Michel Fauvergue estime qu'il y a "des partis politiques qui préparent nos esprits à cette violence. Au lieu de travailler sur le vivre ensemble, on travaille les uns contre les autres".

Quatre ans après les attentats de 2015, "il faut se souvenir", martèle le député. "Il faut avancer ensemble, entre hommes et femmes de bonnes volonté et tous bords politiques".

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