L'Instant T de Georges Salinas

Il y a des gens qui font des choix que peu d’autres feraient : côtoyer le risque et la mort. Georges Salinas est policier. Sa carrière s’inscrit entre la brigade criminelle qui n’enquête que sur les meurtres et la BRI, un groupe d’intervention que l’on appelle quand il faut mener un assaut dangereux

Il y a des gens qui font des choix que peu d’autres feraient : côtoyer le risque et la mort. Georges Salinas est policier. Sa carrière s’inscrit entre la brigade criminelle qui n’enquête que sur les meurtres et la BRI, un groupe d’intervention que l’on appelle quand il faut mener un assaut dangereux.

Son Instant T : il était l’un des policiers à l’assaut du Bataclan le 13 novembre 2015. Une expérience terrible même pour un policier aguerri et habitué à côtoyer le drame et la violence. Il nous explique que cet instant T a été un choc et qu’au-delà des images terribles qu’il portera pour toujours en lui. Qu’est ce qui fait qu’un homme choisi de vivre ainsi d’affronter le danger, l’horreur ? Quel est son moteur ? Est-on capable de s’endurcir ? Ou cette confrontation au danger finit-elle par nous abimer ? Comment partage-t-il ce quotidien avec ses proches ? De cette fureur terroriste des années 2015 Georges Salinas a fait un lien avec les récits que lui racontait son père, policier dans les années 60 en Algérie. Sa ville d’Oran a été durement frappée par les « évènements » et les nombreux attentats aveugles commis par La ville est frappée par des violences, commises par l’ANL, l’Armée de libération algérienne et par l’Organisation de l’armée secrète l’OAS, composée de civils qui défendent l’Algérie française.

De cette histoire qui résonnait en lui, Georges Salinas en a fait un livre : « Le chat d’Oran » (Mareuil Editions), un polar dont le personnage principal est justement un policier des services antiterroristes confronté aux évènements tragiques qui frappent sa ville et l’obligent à fuir comme tant de pieds noirs. A qu’elle moment est-on considéré comme un résistant qui défend sa terre ? Ou comme un terroriste qui frappe aveuglement ? Où est la frontière ? Qu’en pense Georges Salinas, lui qui a directement affronté des terroristes et dont le père a combattu les hommes du FLN et de l’OAS ?   

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