VIDEO. Frédéric Mazzella, président et fondateur de Blablacar, appelle les français de l'étranger : "Reviens Léon, on innove à la maison"

franceinfo

Invité de Jean-Paul Chapel dans ":L'éco", Frédéric Mazzella, président et fondateur de Blablacar, appelle les talents français de l'étranger à revenir travailler en France. 

"Dans la vie d'une start-up, il y a plusieurs phases. La phase initiale où l'on crée le produit et le concept. Quand ça commence à marcher, il faut grandir. On passe alors dans une phase qui s'appelle "scale-up", l'adolescence de l'entreprise. Généralement, ce sont des sociétés qui doublent de taille chaque année" déclare Frédéric Mazzella, président et fondateur de Blablacar. Pendant ces périodes tendues, il faut être attractif pour recruter : "Il ne s'agit plus de recruter 5, 10 ou 20 personnes par an, il s'agit de recruter potentiellement plusieurs centaines. Il faut attirer les bonnes personnes avec un état d'esprit international parce que c'est la phase pendant lesquelles ces entreprises commencent à s'internationaliser et étendre leurs produits dans d'autres pays" explique t-il. 

La France a-t-elle plus de mal à attirer ses talents ? "La France est plus jeune dans cette discipline. Beaucoup de sociétés américaines sont déjà à la phase adulte." Pour que les talents reviennent en France, Frédéric Mazzella pense, dans un premier temps qu'il ne faut pas comparer les salaires entre les pays : "Très souvent, on a tendance à comparer uniquement le salaire à poste équivalent aux Etats-Unis et en France. Seulement, ce qu'on oublie souvent c'est tout ce qu'il y a à côté notamment l'école gratuite pour les enfants et le système de santé." Le président de Blablacar a lancé une plateforme appelée WonderLeon : "Ce qu'on voulait dire c'était effectivement : Reviens Léon, on innove à la maison. On a de très belles start-up devenues scale-up qui s'internationalisent et qui offrent de très belles opportunités de carrières à des profils internationaux."

La question AFP : "Blablacar a annoncé avoir atteint la rentabilité grâce à son expansion à l'international. Quels sont les marchés étrangers les plus propices à la culture du covoiturage ?" Frédéric Mazzella répond : "La Russie et le Brésil décollent très fortement. Le co-voiturage vient s'insérer dans un paysage de moyens de transports existant avec des coûts qui peuvent varier d'un pays à un autre. Il y a aussi un aspect culturel."

L'interview s'est achevée avec "Lisztomania" de Phoenix 

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