Denis Gravouil (CGT Spectacle) : "Il faut accompagner jusqu'en 2022 tous ceux qui vont subir les conséquences de la crise"

Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT Spectacle, est l'invité de Stéphane Dépinoy dans la matinale de France Info. 

La réouverture des lieux culturels se précise alors que les intermittents du spectacle sont toujours mobilisés contre la réforme de l'assurance chômage. Avec d'autres intermittents, Denis Gravouil occupe le Théatre de l'Odéon à Paris pour alerter sur plusieurs points. "Pour dire que la réouverture est très partielle, peu de monde va travailler. On se bat pour un plan de reprise qui soit un vrai plan de reprise. En réalité, beaucoup de lieux ouvriront à nouveau qu'en septembre."

Au Théâtre de l'Odéon, occupé, le directeur souhaite que le public revienne dès la réouverture le 19 mai. "Le spectacle doit revenir mais nous voulons nous adresser au public pour leur expliquer pourquoi on se bat et pourquoi cela n'est pas terminé." 

Les intermittents sont des personnes qui alternent entre emploi et chômage. "C'est une alternance entre un emploi salarié en CDD de plusieurs mois et des périodes de chômage." Denis Gravouil insiste : "Avec les interdictions, ce sont des personnes qui ont très peu été couvertes par l'activité partielle." Le gouvernement a annoncé la prolongation d'une année blanche et le maintien des droits jusqu'en décembre. Une bonne nouvelle mais "cela risque d'être insuffisant pour un certain nombre de personnes. Il faut accompagner jusqu'en 2022 tous ceux qui vont subir les conséquences de la crise".

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