VIDÉO. Fabrice Le Saché (MEDEF) : "La baisse des impôts de production est davantage un rattrapage qu’un cadeau pour les entreprises"

Fabrice Le Saché, porte-parole et vice-président du MEDEF, a commenté le plan de relance, à la veille de sa présentation par le gouvernement.

Fabrice Le Saché, porte-parole et vice-président du MEDEF, a commenté le plan de relance, à la veille de sa présentation par le gouvernement.

Invité à réagir au souhait de la CGT de permettre davantage de pauses aux salariés, Fabrice Le Saché considère que cette question doit relever des entreprises. Pour lui, il ne faut pas fixer ce type de réglementation depuis Paris, mais au contraire donner davantage de poids au dialogue, en favorisant les échanges avec les représentants du personnel au sein de chaque entreprise. Il estime que malgré les idées reçues, le dialogue social fonctionne très bien en France.

Concernant le plan de relance, Fabrice Le Saché veut remettre en perspective la diminution de 10 milliards d’euros des impôts de production : il considère que c’est moins une baisse qu’une compensation après des années de hausse de ces impôts, et que ce changement de fiscalité pour les entreprises permet de rééquilibrer les conditions de compétition. Il estime que le gouvernement va dans la bonne direction. « Si le gouvernement avait soutenu la demande et non l’offre via une relance par la consommation, les hausses de salaires auraient été vers l’épargne, ou vers les produits importés en raison de la faible industrie française ». Il souhaite que la relance s’appuie sur le tissu productif français. En plus de soutenir les entreprises locales, il considère que produire davantage en France a l’avantage d’être écologique.

Pour le vice-président du MEDEF, il est normal de ne pas réclamer de contrepartie aux baisses d’impôts accordés aux entreprises, qui sont déjà en grande difficulté. « Quand quelqu’un se noie, on ne lui fait pas une liste de conditions pour le sauver ». Il s’affiche en faveur d’une poursuite des baisses de la fiscalité pour les entreprises. « On est aujourd’hui à 90 % de l’activité pré-confinement. Il faut consolider ce rebond pour retrouver les 10 points manquants ».

L’interview s’est achevée en musique avec «Knockin' on Heaven's Door» de Bob Dylan.

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