Christophe Piednoël (Lactalis) : "On subit une hausse de l’inflation totalement inédite de 18 %."

Christophe Piednoël, Directeur général de la communication de Lactalis, était l’invité de Jean-Paul Chapel ce mercredi 11 mai sur Franceinfo.

Christophe Piednoël, Directeur général de la communication de Lactalis et invité de Jean-Paul Chapel ce mercredi l’affirme : les prix des produits laitiers vont encore augmenter. Selon lui, le groupe Lactalis subit une inflation de 18 % à cause de la hausse des prix de l’énergie, des emballages, du prix du lait payé aux agriculteurs et des coûts de transports. Tout cela affecte fortement les marges du groupe avec une charge de 3 milliards d’euros. "Les résultats sont plutôt en baisse par rapport à l’année précédente" souligne le Directeur de la communication de Lactalis. En prenant l’exemple du prix du camembert Président qui n’a pas bougé en 20 ans, Christophe Piednoël constate que la part de l’alimentation dans le budget des ménages diminue : "C’est un véritable problème si on veut une alimentation saine et durable"

En ce sens, le Directeur Général de la communication appelle la grande distribution à répercuter cette inflation subie sur les prix à la consommation de 15 à 18 %. Il estime que cela pourrait coûter 60 euros de plus par mois pour un ménage de 4 personnes, soit selon lui le même chiffre évoqué par le Gouvernement pour "le chèque alimentation". Ceci permettrait de compenser un prix du lait payé par Lactalis aux producteurs en croissance de 30 % sur un an. Les prix seraient en tout cas pour eux garantis. "Lactalis a récemment été annoncé comme étant celui qui rémunérait le mieux les producteurs" affirme le directeur de la communication de Lactalis. Il y aurait par ailleurs des problèmes d’approvisionnement sur certains produits. "On est assez inquiets pour le beurre et la crème, et on pense qu’il y aura des tensions de stocks à horizon de l’été".

Christophe Piednoël est également revenu sur le scandale du lait contaminé Lactalis de 2017 et les scandales sanitaires actuels comme Buitoni. Pour l’affaire Lactalis, il rappelle que "Les enfants sont aujourd’hui tous en bonne santé". Il souligne néanmoins que l’affaire a constitué un choc pour le groupe et que l’enquête est encore en cours. Les contrôles auraient en outre été renforcés. "La qualité sanitaire en France n’a fait que s’améliorer, en 1950, il y avait 15 000 personnes qui étaient victimes de problèmes sanitaires, aujourd’hui, c’est 100 fois moins" conclut Christophe Piednoël.

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