VIDÉO. Laurent Saint-Martin : “L’État s’endette pour sauver son économie"

Laurent Saint-Martin, rapporteur du budget à l’Assemblée nationale et député LREM du Val-de-Marne,

Laurent Saint-Martin, rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale et député LREM du Val-de-Marne, évoque le troisième budget présenté. “Il y aura plusieurs textes pour adapter nos finances publiques et pour adapter les mesures de soutien à notre économie. Nous sommes dans une période où l’activité reprend mais pas pour tout le monde, donc il faut veiller à rester bien présents aux côtés des acteurs les plus touchés. C’est en partie l’objet de ce projet de loi de finances rectificative.

Laurent Saint-Martin explique que “l’État s’endette pour sauver son économie”. “C’est une stratégie totalement assumée parce qu’aujourd’hui nous préférons voir des entreprises résister à la tempête et être encore debouts quand les nuages seront partis plutôt que de les laisser à terre et de devoir tout reconstruire. C’est pour sauver nos emplois, nos fleurons industriels, l’enjeu est massif, et mérite que l’État finance de façon importante le soutien à l’économie.

Quel scénario en cas d’une deuxième vague ? “Je ne privilégie, ni n’exclus aucune piste. Aujourd’hui nous avons une activité qui reprend, il faut lui donner toutes les armes pour reprendre de la façon la plus puissante possible. Notamment les secteurs du tourisme, de l’automobile, de l’aéronautique, de la presse, tous ceux qui ont largement subi le confinement, peut-être plus que les autres. Et puis à l’automne, nous verrons. Il y a aussi matière à espérer qu’il n’y ait pas de deuxième vague, en tout cas nous faisons tout pour remettre notre économie sur pied pour que nous puissions attaquer l’automne de la façon la plus sereine possible.

Laurent Saint-Martin conclut : “Ce qui compte ce n’est pas le chiffre, c’est notre capacité à refinancer cette dette. Aujourd’hui cette capacité est bonne, elle le sera dans les années prochaines également. Là où il faut être vigilant, c’est ne pas envoyer des signaux qui pourraient être contradictoires pour avoir des taux d’intérêts qui seraient relevés, parce que c’est ça qui coûte dans le budget de l’État. C’est la charge de la dette, c’est à dire les intérêts que nous payons sur cette dette, mais que nous soyons à 100 ou à 120% aujourd’hui, ne nous empêche pas de mener nos politiques publiques. ll faut toujours partir du principe qu’une dette se rembourse. Une fois sorti de la tempête, il faudra s’atteler à la stabilisation de la dette et puis dans les années suivantes à sa réduction. Ça viendra également par la croissance de notre activité, c’est pour ça que nous la soutenons.

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