Marylise Léon (CFDT) : "C’est une bonne nouvelle qu’il y ait enfin un Premier ministre, et en tout cas, une Première ministre"

Marylise Léon, Secrétaire Générale Adjointe de la CFDT, était l’invitée de Jean-Paul Chapel ce mardi 17 mai.

Invitée de Jean-Paul Chapel, ce mardi, la Secrétaire Générale Adjointe de la CFDT Marylise Léon, salue la nomination d’une femme à Matignon : "C’est une bonne nouvelle qu’il y ait un nouveau Gouvernement imminent et puis qu’on puisse attaquer les sujets sociaux". Refusant de faire des commentaires sur la personnalité et le style de la nouvelle Première Ministre, elle attend de voir : "L’important, ça va être de savoir comment elle va démarrer le quinquennat et la méthode sera cruciale". Si la CFDT s’était opposée à la réforme de l’assurance-chômage portée par l’ancienne Ministre du travail, Marylise Léon remarque que la Ministre avait cependant était à l’écoute concernant la mise en place du Passe sanitaire en entreprise : "On lui a dit que ce n’était pas du tout une bonne idée, elle nous a écoutés".      

L’une des priorités de la nouvelle locataire de Matignon sera la préservation du pouvoir d’achat. La Secrétaire Générale Adjointe de la CFDT a exposé les revendications de l’organisation syndicale. Elle veut rouvrir les négociations sur les salaires avec le patronat, en particulier pour les rémunérations qui n’évoluent pas : "143 branches sur 171 ont aujourd’hui des coefficients sous le SMIC". Pour faire face à cela, Marylise Léon appelle à la mise en œuvre d’incitations, par exemple, la fin des exonérations de cotisations pour les branches avec ces coefficients sous le SMIC. À plus court-terme, elle demande un ciblage plus important au niveau des aides sur l’énergie et à mettre en place le chèque alimentaire : "Le chèque alimentaire, c’est une bonne chose, il faut qu’il soit renouvelé".

Marylise Léon a enfin tenu à rappeler le rejet de la CFDT de la réforme des retraites à 65 ans. Elle attend de voir comment le Gouvernement va agir ainsi que les objectifs de la réforme : "Se focaliser sur l’âge, c’est regarder les retraites sur un tout petit bout de la lorgnette et c’est profondément injuste".  

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