VIDÉO. Jean-Sébastien Seigné : “On a perdu 35% d’activités sur le site d’Airbus"

Jean-Sébastien Seigné, secrétaire général FO Airbus opérations Toulouse, était l'invité de :l'éco ce lundi 6 juillet 2020.

Jean-Sébastien Seigné, secrétaire général FO Airbus opérations Toulouse, dresse la situation des chaînes d’assemblage à Toulouse. “Le 15 mars, nous étions dans une situation de croissance. Les usines tournaient à plein régime. Trois mois après, on se retrouve dans une situation où . On ressent de manière très claire le changement. Nous sommes dans une situation complexe.

Jean-Sébastien Seigné évoque “un plan d’ampleur”. “Quand on a pris connaissance des chiffres ça a été une douche froide. Sur le site toulousain, plus de 2 398 suppressions de postes, c’est énorme. Nous ne pensions pas arriver à un tel niveau. Nous savons qu’il y a des alternatives à ça et nous avons beaucoup de revendications pour atténuer ce chiffre de 2 398 sur le site de Toulouse.

Le secrétaire général FO Airbus opérations Toulouse espère aucun “licenciement contraint”. “C’est notre ligne. À ce titre, nous avons plein d’outils. On peut parler d’activité partielle de longue durée, il y a aussi des revendications comme deux départs, une embauche, ça fait partie des alternatives sur lesquelles nous allons travailler pendant ces négociations et essayer de trouver le meilleur résultat pour ce plan social.

Jean-Sébastien Seigné espère un soutien pour les jeunes. “On ne peut pas sacrifier une génération entière, ce n’est pas possible. J’en appelle à Airbus, mais aussi à l’État pour trouver des solutions, il y en a. Il y a l’alternance, qui est une solution. Je pense à tous ces jeunes ingénieurs qui devaient rentrer et aussi à ces dizaines et ces centaines d’intérimaires, qui ont fait le succès d’Airbus ces derniers mois. Les voir partir comme ça, en laissant leur badge à l’entrée, on parle un peu sur l’émotion, mais c’est particulièrement dur. Il faut les garder, essayer de trouver une solution à plus ou moins long terme. Il faut vraiment s’occuper de cette jeunesse, elle en a besoin, et c’est l’avenir d’Airbus aussi.

Est-ce la fin de l’âge d’or de l’aéronautique ? “Pour FO, nous sommes convaincus que c’est une crise conjoncturelle. Nous espérons évidemment tous les matins qu’un vaccin arrive sur le marché, et qu’on puisse reprendre l’avion, traverser les océans, nous espérons vraiment une solution à cette crise sans précédent dans la filière.

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