VIDEO. Didier Durand sur la reconstruction de Notre-Dame de Paris en cinq ans : “Nous y arriverons”

Didier Durand, PDG de Pierrenoël, était l'invité de :l'éco ce lundi 13 avril 2020.

Didier Durand, PDG de Pierrenoël, entreprise spécialisée dans la rénovation des monuments historiques, évoque le chantier de Notre-Dame de Paris. “Nous sommes en sommeil, mais nous ne sommes pas arrêtés. Il faut préparer cette reprise pour rattaquer le chantier le plus vite possible.

Le PDG de Pierrenoël rappelle que de nombreuses précautions sont déjà prises pour les personnels présents sur place. “Tous nos salariés, ouvriers sont bien rompus à toutes les protections nécessaires, avec des masques ventilés pour certains postes, des combinaisons, des douches. Nous avons mis, depuis plus de neuf mois, tout un process pour sécuriser au maximum nos salariés.

Où en est le chantier ? “Il faut impérativement retirer les tonnes d'échafaudage, qui ont été complètement soudées, qui étaient là pour restaurer la flèche de Notre-Dame de Paris. On était dans la phase où nous avions ceinturé les anciens échafaudages, et nous commencions à pouvoir les découper.

Est-ce qu’il y a un risque en les démontant ? “Bien sûr, c’est une mesure qui n’a jamais été faite. Nous avons entre 10 et 15 000 tubes à faire descendre. Nous avons les meilleurs, qui se sont entraînés pendant plusieurs mois, malheureusement si nous avons deux ou trois dizaines de tubes qui viennent à partir on va se retrouver avec un système qui pourrait être catastrophique.

Didier Durand a également évoqué les travaux à venir : “Retirer la totalité des bois calcinés, des plombs au dessus des voûtes. L’objectif à la fin de l’année est d’avoir la sécurisation complète de l’opération.

Emmanuel Macron avait annoncé la reconstruction de Notre-Dame de Paris en 5 ans. Est-ce que le calendrier sera tenu ? “Impossible n’est pas français. En accord avec les architectes et l’établissement public, nous y arriverons. En réalité Notre-Dame de Paris a souffert mais nous avons perdu que 15% des voûtes. Il faut voir le côté positif. On n’a pas perdu un seul des vitraux, les orgues, on a les stèles. Notre-Dame de Paris a besoin de beaucoup d’amour pendant les quatre ans qu’il reste et on va lui en donner beaucoup.

Vous êtes à nouveau en ligne